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Réunion du 30 mars 2007 : poitrine de veau confite au romarin, gratin dauphinois et de blettes & Clos Saint-Jacques Sylvie Esmonin au tgjp
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| Gianni me l'a annoncé ! Dorénavant,Vin Passion à Bron, c'est 2 fois par an : fin septembre et fin janvier. | Gianni est un bon catholique. Il sait que chacun doit donner 2 euros à la quête... | Seigneur! 2 euros multipliés par des milliers de cols, Nathalie va pouvoir tout de suite prendre sa retraite ! | ||||||||||||||
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| Mais, votre Gianni ne voudrait-il pas faire salon dans le cadre prestigieux d'un bistro à vins parisien ? | C'est juste pas possible. Il ne peut pas quitter sa région. Il est accaparé par le succès de son gîte ! | Si on m'assure un dîner végétarien, de bons cigares, la visite d'Esmonin et pour moins de 2 euros, envoyez l'adresse du gîte ! | ||||||||||||||
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En ce vendredi 30 mars 2007, on décide d’accueillir dans l’humilité et le respect, Rashaan M., digne dégustateur anglo-saxon. A sa demande expresse, on remonte de la cave une petite poignée de Clos Saint-Jacques de Sylvie Esmonin et de Loire bien nés, et on convoque une équipe de top-gun : Le Bon Président, Marie S., Gilles T., Jean-Luc F., Daniel G., Emmanuel T., Didier C. et moi-même-personnellement (Pierre-Alain B.). Starter : canapés au tarama, au hareng, à la tomate séchées + Vin de la Vallée du Paradis Maxime Magnon 2005 La Bégou (12 euros*) + Montlouis Stéphane Cossais 2004 Le Volagré (14 euros*). L’affaire démarre rondement. Nul ne parvient à situer le blanc de Maxime Magnon (les Corbières). Il est toujours aussi rafresh, pur, tendu, équilibré à souhait… L’élevage se fait bien discret. Un artiste du grenache blanc et gris, ce Maxime ! On poursuit avec le Montlouis, soit un bond de 600 km au nord. C’est logiquement encore plus tendu, plus minéral, plus fin, mais à ce stade l’élevage est encore un poil présent. 3 à 4 ans de garde devraient assurer le plaisir maximum. Before : risotto au fenouil, à l’anis étoilé et au citron + Anjou blanc Richard Leroy 2002 Clos des Rouliers (12 euros*) & Noëls de Montbenault (14 euros*). Le risotto s’avère assez, voir, très expressif. Il ne laisse qu’une faible marge de manœuvre aux vins. La table se perd un peu pour désigner le verre du Rouliers et celui du Montbenault. Le premier semble un peu fermé, monolithique ; le second, plus disponible, mais un peu incertain. On décide de prochainement remettre le couvert, ceci avec un meilleur accord. Main course : Poitrine de veau confite au romarin, gratin dauphinois & gratin de blettes + Gevrey Chambertin Sylvie Esmonin 2001 (32 euros*), 2002 (36 euros*), 2003 (42 euros*) & 2004 (42 euros*) Clos Saint Jacques + Hermitage Bernard Faurie 2000 assemblage (22 euros*) + Côte Rôtie Jamet 1998 (21 euros*). La poitrine de veau enregistre un succès plus que certain et les accords sont remarquables. On commence par les 2001 & 2002 du Clos Saint-Jacques. Le 2001 est une jolie bouteille. La matière est dense (pas envahissante), à juste maturité, fraîche, très nette et assez persistante. Le plaisir est là, ainsi qu’une certaine classe. A ce stade, le 2002 est moins disponible. L’élevage est encore très présent et l’acidité assez tranchante. On regarnit à la hâte les assiettes et on passe au couple 2003/2004. Le premier est marqué par les caractéristiques du millésime : un peu pataud, manquant de tension et avec un fruité peu distingué. Le second est à ce stade très décevant. L’impressionnant boisé fait face à une matière de demi-corps, à la maturité un peu relative. La tablée est globalement déçue par cette mini-verticale précoce. Les experts locaux soulignent l’absence de finesse et de saveurs caractéristiques du pinot noir. Le Bon Président, tourmenté dans ces menus plaisirs, m’enjoint de retourner fissa à la cave et d’en extraire des vins capables de ramener le sourire sur tous les visages. Quelques minutes plus tard, l’Hermitage de Bernard Faurie 2000, dans sa version assemblage, fait surface. Il est servi généreusement. Tout un chacun apprécie le travail bien fait et ceci dans un millésime plutôt moyen. La matière est authentique, dense, profonde, minérale. Un pur plaisir pour tous que le Bon Président, récemment polyglotte, acclame avec raison par : « there is a new sheriff in town ! ». Mais, la tablée ne s’estime pas quitte. Une seconde descente à la cave permet l’extraction d’un Jamet 1998, faute de 1997 un peu imprudemment promis. La matière est logiquement plus fine, plus élégante mais révèle aussi une maturité un poil juste (signature du millésime). Après quelques minutes d’aération dans les verres, le plaisir est quand même bien là,. Le Bon Président qui a manifestement révisé et souhaite impressionner Rahsaan M., affirme avec force : « there is a new kid on the block !». After : plateau de bleu + terrine au chocolat & sa confiture de poivron rouge + Porto Quinta do Passadouro 1994 Vintage. Le Porto renforce encore la félicité du moment et son format généreux un magnum fait l’unanimité. Il est en tout début de carrière, avec un superbe fruité, une matière très nette et une amorce de profondeur réjouissante. La soirée s’achève à grand coups d’Upmann 46, de Ramon Allones et autres Bruichladdich à 60°, Rahsaan M. faisant toujours très bonne figure, bien décidé à goûter à tout… © www.tgjp.com - 2007 - Humilité & Respect |
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