| Quand mon neveu a intégré HEC, on a sifflé 3 jours durant du Franck Pascal ! |
A la fin de mon stage chez Baudouin, je me suis mis minable au Franck Pascal ! |
Pour dans trois mois, ma cigogne a déjà acheté une caisse de Franck Pascal ! |
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| Pour mes amis du TGJP, j'achète le Franck Pascal direct chez Franck Pascal ! |
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Pour être élue "princesse des jardins", j'ai acheté le jury avec du Franck Pascal ! |
Pour que mes amis du TGJP restent mes amis, je ne leur sers que du Franck Pascal ! |
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En pleine trêve des confiseurs et en ce mercredi 28 décembre 2005, on décide de s’intéresser, dans l’humilité & le respect qui vont bien, à l’évolution de quelques précieux flacons de Côte-Rôtie du joli millésime 1998. L’annonce d’une dégustation en première mondiale d’un précieux flacon de Champagne, terrain d’excellence de tous les membres du TGJP, finit d’overbooker la soirée. Dès 20 :00, Sylvain M., Thien HT., Christian P., Daniel G., Emmanuel T, Marie S et bibi formons le carré.
Douceurs apéritives : chorizo, jambon de Bayonne, jésus & andouille + Champagne Franck Pascal 2001 cuvée Alexis + Savennières Damien Laureau 2003 Les Genêts + Anjou Mark Angéli 2003 La Lune. On attaque au Champagne avec les meilleurs experts de la place. Le nez affiche une expression remarquable. La bouche est pure, pleine, bien rafresh, l’acidité soutenue y contribuant agréablement. On peut lui reprocher à ce stade une finale qui tourne un peu court. Tout un chacun loue le travail du vigneron.
Le Damien Laureau dans sa « petite » cuvée est bien un 2003. Il accuse une certaine platitude, due pour partie à une acidité très basse. La typicité Savennières est assez relative. Pour le Mark Angéli, des rats ont considéré que sa dégustation était incompatible avec une « touille » efficace du risotto.
Primi piatti : risotto aux calamars et à l’encre + Côte-Rôtie Gallet 1998 (13 euros*) + Côte-Rôtie Jasmin 1998 (16 euros*). L’association risotto à l’encre / Côte Rôtie est assez acceptable. A ce stade, le Jasmin est plutôt décevant. Du végétal, genre poivron pas trop mûr, émane tant du nez que de la bouche. Cette dernière relève aussi des touches d’expresso et d’amertume. Toutefois, ce domaine se révèle souvent dans la longue durée. Le Gallet semble nettement plus approchable et produit à partir de raisin plus mûr. Si sa densité est assez moyenne, la bouche est douce et soyeuse. Cette gouleyance n’est pas sans charme.
Sylvain M. témoigne alors des moments difficiles qu’il connaît à Châteauneuf chez les « Thénardier du clos du risotto ». Il s’interroge à haute voix sur le nom du vicelard qui a bien pu leur envoyer ce satané ouvrage. Daniel G., plutôt compatissant et bon pédagogue, lui suggère de se montrer généreux et de leur offrir par exemple un recueil de cuisine sur la truffe, le canard ou le cochon.
Secondi piatti : calamars farcis & riz sauvage aux légumes d’hiver (rutabaga, panais, poireau & carottes) + Côte-Rôtie Saint-Cosme 1998 (20 euros*) + Côte-Rôtie Burgaud 1998 (19 euros*) + Côte-Rôtie Ogier 1998 (19 euros*) + Côte-Rôtie Jamet 2003 (30 euros*). L’encornet farci est bien goûtu mais aux dires d’Emmanuel T. l’accord n’est pas majeur avec le Côte Rôtie. On verse le Saint-Cosme. La matière affiche une densité moyenne, l’élevage est encore un peu présent mais le plaisir est là. Le vin est élégant; assez souple et doté d’un joli fruité.
Le Burgaud est plus impressionnant. Le nez est animal. La bouche dense, plaisamment rustique, encore un peu monolithique, mais riche de promesses, qui vont se révéler progressivement dans la soirée. C’est la bouteille de la soirée et Thien HT. ne s’y trompe pas, en tentant de dissimuler la carafe derrière une forêt de Badoit vides.
La promesse de l’Ogier est plus douteuse. La matière est encore très dominée par l’élevage, voire enjolivées aux dires de certains spécialistes.
Enfin, on s’achève avec un 2003 des frères Jamet. Il n’a pas encore digéré son élevage. L’acidité est basse, la matière un poil molle. A revoir dans quelques années.
Le téléphone sonne. C’est Agnès T., toujours bonne conseillère. Amie des gendarmes, elle m’informe que la conduite de ma petite carriole nécessite un permis de transport en commun. Thien H.T. s’inquiète surtout de la santé de ma petite mule. Christian P. s’interroge sur son alimentation et veut savoir si elle lèche, elle aussi, les assiettes. Emmanuel T., bon connaisseur de Iacchos, affirme qu’il y a encore de l’ouvrage et que je devrais sans attendre me porter acquéreur d’un second animal. Pour ma part, je souligne qu’avec ce froid on se déshydrate sans s’en apercevoir et que je vais en conséquence mettre à la disposition des balibalo, du champagne à gogo, d’un négociant réputé.
Fromages, salade de pousses d’épinards & dolce : tartes sablées et safranées à la mangue + Coteaux du Layon Baudouin 1999 SGN (28 euros*). La mangue fait bien ami-ami avec le Layon. Mais, un incapable a jugé le nez du Baudouin soufré et l’a carafé trois bonnes heures avant. La robe a viré au marron et les saveurs semblent très oxydées. On décide de constituer un groupe de travail pour revoir le process.
(*) tarif ttc départ propriété
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