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Réunion du samedi 27 décembre 2003 :
«Souper fin et solides magnum au TGJP»
Pierre C. propose une petite réception d’entre-fêtes avec un thème un peu prétentieux mais pas malfaisant : le magnum. Il convie ses amis, enfin ceux qui acceptent encore de s’asseoir à sa table malgré ses nombreuses et impardonnables trahisons. Curieusement dès 17 :30, Super-traître à peine arrivé de Lyon. se rend par une porte dérobée au confessionnal (y’a du boulot…). Corinne A ., Didier C., Carole et Bastien maîtres d’ouvrage en cuisine s’assurent que le maître d’œuvre ne torche pas les préparations. Enfin, Odile, Emmanuel T., Marie S. et bibi nous présentons à l’heure dite pour jouir pleinement de la situation.
Apéritif : petits canapés au produit de la Hanse + Vdp blanc Daumas Gassac 2001 + GVdCF Laurent Perrier 1995 Brut. L’association poissons fumés / Daumas est assez décevante. Le gras et le boisé appuyés du Daumas surnagent malencontreusement. Pierre C. toujours soucieux de satisfaire ses invités propose un GVdCF qui devrait mieux faire l’affaire. Les non-initiés tentent l’aventure et trouvent ce pétillant « pur, doté de fines bulles mais un peu raide ». Les disciplinés membres du TGJP s’y refusent ne jurant plus maintenant que par le seul GVdCF porté aux nues par la RVF, celui de notre co-listier Franck P., que l’on félicite chaleureusement à nouveau.
Entrée : Nage de saint-jacques de la Baie au bouillon de foie gras de canard + Muscadet Domaine de l'Ecu 1998 expression de granit. La nage de ce traître de Pierre C. est fort goûteuse. Le Muscadet aussi. Il est droit, pur, minéral (comme le nom de la cuvée l’indique) et doté d’une acidité qui ne tord pas les boyaux. De la « belle ouvrage », chaudement recommandée à tous les amateurs de fruits de mer qui ne manquent pas sur la liste.
Corinne A., intriguée par un récent mail de Michel B., m’interroge sur le projet déplacement du TGJP à CdP. Je lui indique que l’affaire est compliquée. En effet, Daniel G. rechigne à se déplacer. Sa dernière expérience locale sur des cuves de 2003 l’a conduit à affirmer sur Iacchos même et sûrement avec raison qu’il préférait nettement un bon cabernet bien vert ou surtout un chouette Bouzy à ces grenaches sur-mûris dotés d’arômes déviants. Super-traître entend se terrer à Dijon en espérant se faire oublier. Enfin et pour ma part, j’appréhende l’accueil glacial de ces gens du sud et n’ai aucune confiance dans leur tambouille.
Plat de résistance : Pièce de bœuf cuite à la ficelle aux petits légumes du jardin et au bouillon clair + Bordeaux 1ère Côtes Puy Bardens 1998 + Coteaux du Languedoc Clavel 1998 Copa Santa + Chinon Baudry 1999 Les Grezeaux. Le Bdx est servi à 8-10°C. C’est clairement du sabotage. Dans cet état, la matière paraît un peu rapeuse. On passe alors au Chinon. Il fait bon ménage avec le bœuf et ses petits légumes. Il est très net, assez rond, avec un joli fruit, un poil vanillé et dégage d’assez fines saveurs pas trop marquées par le poivron. Une jolie bouteille comme on dit, mais manquant un poil de typicité avec des saveurs finalement un peu bordelaises. Enfin, on se termine sur la Copa Santa, généreusement offerte par Daniel G. Après plusieurs expériences décevantes (boisé appuyé et forte amertume), le vin se présente sous un très bon jour. Le boisé tend à se fondre. Le fruité domine très agréablement. La finale est appréciable mais le vin doit pouvoir encore évoluer. Tout le monde est ravi de le siffler.
From’j & dessert : fine tarte sablée au chocolat noir et au caramel blond + Rivesaltes Boudeau 2001 sur grain + Maury Mas Amiel cuvée spéciale 10 ans + Coteaux du Layon Baudouin 1997 Maria Juby. Pierre C. nous fait l’article de son Rivesaltes. Avec Emmanuel T. et sa compagne, on le trouve moyen-moins. Le nez n’est pas complément net et la bouche un peu râpeuse (problème de bouteille ?). Je fais d’autorité un tour à la cave et j’en extraits le Mas Amiel. Il affiche de belles marques d’évolution tant au nez qu’en bouche. Mais, la matière déçoit avec un creux en milieu de bouche et une finale très fuyante. En outre, le caramel de la tarte lui « rectifie » clairement le portait. Pierre C. sort alors l’arme nucléaire avec un Maria Juby 1997. Avec Super-traître, ils se régalent en se lançant des regards enamourés. Le reste de la tablée, rédacteur compris, est moins emballé par l’équilibre en sucre de ce vin (les goûts et les couleurs).
Pierre C. exprime alors l’idée de se fumer voluptueusement le traditionnel bâton de chaise. Super-traître lui répond qu’il les a intelligemment laissés à son domicile et qu’il se fait tard pour envisager un aller-retour...
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