Réunion du 27 août 2004 :
Le TGJP arrose sa rentrée au Minervois
C'est quoi une cave «très iacchossienne» ?
Ben, c'est une carte de vins qu'elle a plein de vignerons de Iacchos, banane !!!
Pour les ravis de la crèche, c'est cela...
Des adresses de restos filées gratos à la va-que-je-te-pousse ! Y'a un loup ou je ne m'y connais plus !
L'eau vive de la foi, fait toujours des miracles !
Oh non, c'est juste le Marchand du Temple qui assure le SAV de ses clients !
Après une longue navigation sur le sublime plan Fife de 1903 de Mike T., de Saint-Troppez à Porto-Cervo, entrecoupée de somptueuses fêtes à Portofino et d’escales mystérieuses à Maddalena et Caprera, l’heure est venue vendredi 27 août 2004, de reprendre le flambeau. On décide de faire honneur au Minervois. La Vip room affiche complet en la présence des plus grands experts du Languedoc du TGJP : Pierre C., Le Bon Président, Gilles T., Daniel G., Odile & Emmanuel T., Marie S. et bibi.

Appetizer : émincé de magret sur son lit de figues + Chablis Brocard 2002 Montmains + Chablis Brocard 2002 Beauregard. Cette récente création de Pierre C. fait l’unanimité, l’association avec le Chablis nettement moins. Ces deux Chablis sont encore très jeunes. La matière est pure, acidulée, assez expressive mais manque à ce stade grandement de charme.

Entrée : risotto à la tomate et au basilic + Minervois Oustal Blanc 2002 + Vdt Oustal Blanc 2002 Naïk. Le petit risotto ne traîne pas dans les assiettes. Odile T. affirme qu’il s’agit « d’un noël pour le palais et d’un nuage pour l’estomac ». L’association avec les rouges est assez satisfaisante. On commence par le Naïk, le vin de table du nouvel élu du Bettane & Desseauve 2005, Philippe Cambie. C’est fruité, équilibré et gouleyant. On passe au Minervois. On change clairement de braquet. C’est pas le « 52X13 » mais on s’en approche. La matière est dense mais sans lourdeur. Le fruit s’exprime bien, sans aucune marque de végétal. C’est assez soyeux, discret en élevage et ça coule bien agréablement dans le gosier. A ce stade, on peut lui reprocher un manque de caractère, de race, mais pour un 2002, c’est déjà une jolie performance. Soudain, les premiers accords de «Jésus revient» couvrent notre Nova tunes n°7. Sans surprise c’est le portable de Pierre C. et c’est Corinne A. qui appelle : Il. lui explique : « Ben ouais, Franck Pascal*, il ramasse deux fois l’or : à la barre fixe et aux barres parallèles. Imparable, il a la méga côte avec le jury. Et ce n’est qu’un début ! ». Emmanuel T. rappelle les écrits de Laurent Dupéré Barrera qui font référence à un grand chelem. Je signale surtout que tout amateur digne de ce nom se doit d’encaver au plus vite le précieux breuvage et pourra ainsi régaler ses amis d’un vrai champagne d’artisan. Pierre C. d’abord, puis toute la tablée, mandate Daniel G. pour se rendre sine die, au pire dès l’aube, au domaine et rapporter autant de caisses que les essieux de son puissant véhicule pourront supporter. Une double rotation lui est même imposée.

Plat de résistance : Sauté de veau à la tomate, aux olives et ses pommes soufflées+ Minervois Borie de Maurel 1999 Sylla + Minervois Borie de Maurel 2000 La Féline + Minervois Jean-Baptiste Senat 1999 Bois des Merveilles + Minervois Jean-Baptiste Senat 2001 Bois des Merveilles. Le sauté est très goûtu mais laisse peu de marge de manœuvre aux vins (mea culpa du cuisinier). On commence par la cuvée Sylla de Borie de Maurel. La bouteille fait l’unanimité contre elle. Le nez est marqué de poivron vert et pour certains… De bananes. L’expression de syrah est – sans finesse – très très sudiste auquel s’ajoute un relatif manque d’équilibre. On passe à La féline. C’est nettement plus satisfaisant, mais le poivron émerge aussi un poil au nez. La matière est plus amène mais paraît à ce stade un poil dissociée (le sauté de veau ?). On attaque les deux Bois des Merveilles de Jean-Baptiste Senat. Le 1999 se distingue par un nez un peu animal, caractéristique très appréciée au TGJP. La bouche est belle, expressive et amorce une certaine complexité. On est en tout début de carrière. Le 2001 est plus discipliné, plus accessible, doté d’un poil de fraîcheur supplémentaire et enfin plus soyeux, mais le 1999 pourrait aller plus loin et reste l’élu de notre coeur. Le Jean-Baptiste n’a clairement pas volé son entrée au B&D 2005 et les deux rédacteurs auraient directement pu se fendre d’une étoile.
Soudain, Le Bon Président prend un air accablé. Il nous explique que sa boite e-mail déborde de messages d’une liste internet, relayés par un « vrai » ami. Tantôt, on lui « propose » d’acheter du Beaujolais parce qu’un quidam descend à Macon, tantôt il est horrifié par le caractère graveleux des messages... Il en vient à rêver à l’époque où son PC était en panne.

From’j, salade & dessert : tarte aux mirabelles + Riesling Ostertag 1997 Muenchberg VT. « Ni oubli ni pardon » dit Le Bon Président en sortant du sac de Lavinia la bouteille d’Ostertag. C’est un VT doté d’un niveau de sucre relatif (genre ½ sec à Vouvray). Le nez n’est pas complètement net, un poil iodé. La bouche est minérale mais la noble assemblée lui reproche une densité un peu relative. A ce stade, la finale est un poil fuyante. Gilles T. distribue à la volée de pleines poignées de Sir Winston, de Ramon Aliones et d’Uppman 46. Les « double-déchu » servis fumants et le Teanninich 1981 achèvent les soifs les plus inextinguibles.

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