Réunion du 27 juillet 2007 : Tomates farcies & Languedoc 1998 au tgjp
Tomates rouges, Badoit rouge, fromages rouges, sorbet rouge... Je vous mets un Bouzy de chez Boulard ? Une soirée "rouge" et en plus un vrai sommelier. Vraiment trop classes, ces soirées du tgjp ! A tous les coups, ils ont fait un couscous rouge. Ca va me rappeler le bagne d'enfants du XVème.
Avec tout ce rouge, j'espère au moins que vous avez vérifié que le sommelier n'est pas aussi communiste. Petit joueur ! Avec Gilles, on l'a rencontré le 6 mai à la Concorde. Il est lui-aussi fan de Mireille Mathieu. Grâce au tgjp, je peux travailler plus et gagner plus. Je vais peut être tenter de faire Normale Plus !

En ce vendredi 29 juillet 2007, nous nous réunissons pour la dernière fois de la saison. Pour faire passer la pilule, Le Bon Président a exigé des bouteilles hors normes et une dream team. On extrait de la cave, nombre de Languedoc 1998. A 20:00, la vip room ferme ses lourdes portes : Le Bon Président, Pierre C., Sylvain M., Jean-Luc F., Marie S., Daniel G., Emmanuel T. et moi-même personnellement.


Apéritif : variations autour de la tomate cerise + Riesling Ostertag 2001 Heissenberg + Pinot Blanc Boxler 2002 Brand + Sancerre Vatan 2003.

On attaque avec le Riesling. Nous avons la main heureuse. Il est bouchonné. On passe au Boxler. Il enregistre un succès certain. La matière est fraîche, très pure et parfaitement tendue. On peut au plus chipoter sur la finale. On poursuit avec le Vatan. Il a commencé à refermenter «légèrement» en bouteille. Le mix millésime 2003 + arômes fermentaires est plutôt moyen moins.

D’un air un peu contrit, Sylvain M. interroge alors Daniel G. sur notre descente du 7 août à Chablis. Ce dernier confirme que la camionnette avec haut-parleur est déjà louée et que nous allons prêcher la bonne parole directement sur le site.


Before : risotto à la cœur de bœuf et aux olives noires + Coteaux du Languedoc Clavel 1998 Copa Santa + Faugères Barral 1998 Jadis.

Tout un chacun loue les saveurs de ce risotto (… c’est moi qui l’ai fait !). On verse le magnum de Clavel. Bis repetita, encore bouchonné. On passe sans désemparer au Barral. Jolie bouteille avec une franche identité : beau fruit, belle densité, bel équilibre. Certains critiquent, avec raison, le manque d’élégance. Mais, la bouteille est rincée.

Sylvain M. a l’estomac un peu noué. Il demande à Daniel G., si Gianni P. est aussi de la partie. Daniel G. lui confirme qu’il ne s’agit pas d’une rumeur et entonne une maxime bien connue, d’un certain Lagardère.


Main course : tomates et aubergines farcies + Coteaux du Languedoc Peyre Rose 1998 Sierra Leone & Clos des Cistes + Côtes du Roussillon Gauby 1998 Vieilles Vignes + Châteauneuf-du-Pape Charvin 2005 + Corbières Maxime Magnon 2006 Rozeta.

La table ne moufte plus. L’affaire est sérieuse, les tomates bien mûres et la farce impeccable. Les deux Peyre Rose sont dans leurs mauvais jours (foudroyés par la tomate ?). Les finales semblent brûlantes (acide tartrique ?). On poursuite avec le Gauby, ancienne époque. La vendeuse de barriques ne devait pas être dénuée de charmes. Les arômes et les saveurs de chênes sont entêtants. C’est un peu la Bérézina, ambiance soirée bourguignonne.

On sert la 2ème ration de main course. Le Bon Président voit rouge. Je file en vitesse à la cave pour remonter deux bouteilles. Laurent Charvin nous sauve la mise. Bien que logiquement encore un peu fermé, son 2005 délivre de belles saveurs de grenache. De plus, il est doté d’un équilibre certain. La tomate limite quand même son développement. Enfin, on clôt les débats avec un Rozeta de Maxime Magnon. Belle expression, superbe fruit, mais la tomate lui coupe un peu la chique en finale.

Sylvain M. se tord sur sa chaise. Il demande à Daniel G., si Marie S. et moi-même, sommes aussi du voyage à Chablis. Il évoque l’exiguïté de sa salle à manger et un nombre trop limité de chaises. Daniel G. lui indique qu’il a moins de dix jours pour le «refurbishment» et que tout un chacun loue déjà son hospitalité et la qualité de sa table.


After : fromages rouges + sorbet à la tomate confite & terrine au cacao + Maury Soulanes Hors d’âge.

Le plateau de fromage s’avère bien rouge et surtout maxi-goûtu. Le sorbet à la tomate rencontre un succès certain. Le Maury oxydatif de Daniel Laffite séduit la tablée. L’équilibre alcool/sucre est parfaitement réussi, les saveurs aussi complexes qu’élégantes. On peut alors passer aux cigares…

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