Réunions du TGJP - Très Grand Jury Parisien
Réunion du 26 octobre 2007 : Lièvre à la royale & Loire 2003 au tgjp
Encore merci Marie S. ! Le lièvre à la royale avec tout plein de foie gras, c'est bien bling-bling. Il faut maintenant corriger le reste.
Dorénavant, démarrage avec un champagne digne de ce nom. Vous pouvez revendre le stock de Bertrand des Marnières à la GD.
Au Kärcher les petits vins de Loire ! C'est plein de "bio-cons" et de maoistes par là-bas. Et je m'y connais !
Pour le risotto, stop les cèpes, l'oseille ou autres cochonneries comme l'encre de seiche. On passe directos à la feuille d'or ! Pitié grâce ! A la benne, ces compils de racaille ! Je veux du Faudel, du Montagné et à la rigueur du Macias. Surtout, sécurisation des soirées. Réaffection de Pierre C. en Body-guard, purge des besancenotistes et royalistes. On ne garde que les traîtres !

En ce vendredi 26 octobre 2007, c’est loden vert pour le tgjp du haut et tenue camouflée pour le tgjp du bas. On va s’attaquer au très classique lièvre à la royale. Les plus grands Loire blancs et rouges du millésime 2003 sont apprêtés. A 20h00 pétantes, on sonne le rassemblement avec dans l’ordre protocolaire : Le Bon Président, Marie S., Emmanuel T., Olivier M., Sylvain M., Daniel G., Jean-Luc F. et moi-même (Pierre-Alain B.).


Starter : canapés au foie gras cru au gros sel et au piment d’Espelette et canapés à l’anguille citronnée + Anjou Richard Leroy 2003 Clos des Rouliers + Anjou Richard Leroy 2003 Noëls de Montbenault.

Les hostilités démarrent en trombe. Le Rouliers affiche une fraîcheur et une précision remarquable pour ce millésime. Pas un gramme de sucre résiduel à l’horizon ! Le Montbenault pousse son avantage avec plus de puissance, plus de complexité et plus de longueur. Le plaisir est notable. Seules des saveurs de raisins confits nous rappellent le millésime.


Before : risotto aux petits pois, aux oignons rouges et au lard + Chinon Bernard Baudry 2003 Franc de pied + Chinon Bernard Baudry 2003 La Croix Boissée.

L’accord risotto/Chinon est souverain. On verse le Franc de pied. C’est remarquable. La bouteille est vidée en 10’. Equilibre, fraicheur, élégance, pureté, gouleyance… N’en jetez plus ! On passe à la version haut de gamme. La matière est impeccable, mais aussi plus dense. Le plaisir est là, mais un peu de patience devrait permettre à l’élevage de s’estomper complètement.


Main course : lièvre à la royale, ses trois purées (panais, butternuts & céleri) et ses airelles confites+ Chinon Alliet 2003 Vieilles Vignes + Chinon Alliet 2003 Coteaux de Noiré + Bourgeuil Breton 2003 Les Perrières + Saumur Villeneuve 2003 Le Grand Clos + Saumur Clos Rougeard 2003 Les Poyeux.

L’accord plat/Loire 2003 est parfait. La maturité du cépage répond parfaitement au véloce quadrupède et à sa farce. On commence avec la cuvée Vieilles Vignes d’Alliet. Elle délivre un plaisir certain combinant fraicheur, pureté et persistance. Les adeptes sont très majoritaires. La version haut de gamme du Noiré est à ce stade plus démonstrative. La matière semble plus ambitieuse, mais aussi plus élevée. La patience est à nouveau requise.

On tente d’« achever » le lièvre et on verse les nouveaux prétendants. Comme dirait l’autre, « y’a du vin » dans le Bourgeuil des Breton. La bouche semble très authentique et travaillée avec discrétion. C’est délicieux. Sylvain M. se fait servir une troisième assiette. Tout le monde est surpris, convaincu que les communistes mangeaient seulement les enfants.

On fait place aux deux Saumur. Le haut de gamme du Château de Villeneuve est hors-sujet. Il a « bénéficié » d’un élevage « à la bordelaise », qui dissimule une matière affectée par la sur-maturité. Daniel G. se tourne vers son « auteur » et lui cloue le bec d’une sentence bien bling-bling : « plus de police, moins d’artistes ». On termine royalement avec le Rougeard. Rapidement, tout un chacun comprend qu’il s’agit d’une des plus belles bouteilles de la saison. Top-classieux : pureté, fraîcheur, tension, persistance…

Au final, ces Loire 2003 acquis à prix d’amis, ont constitué de fidèles partenaires du lièvre et délivré de biens grands plaisirs, fondés sur leurs grandes qualités : fraîcheur, authenticité, équilibre et longueur. Comme dirait Le Bon Président : « Le Seigneur pour tous, les Loire 2003 pour moi ».


After : tarte poire/pamplemousse & tarte aux figues + Coteaux du Layon Richard Leroy 2003 Noëls de Montbenault

Les tartes réalisées par le sieur Mulot enregistrent aussi leur petit succès. La version 2003 du liquoreuxde Richard Leroy est à ce stade une totale fruit-bomb, sur des saveurs primaires. Après trois petites heures de réflexion dans la carafe, le nez est très expressif et la bouche s’avère déjà magique. A l’unanimité des comparses, on a clairement affaire à un des plus beaux liquoreux français.

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