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Réunion du vendredi 25 octobre 2002 :
«Soirée Pahtrykaiça au TGJP»
Bien malheureux de ne pouvoir se transporter à Brest (voir Gérin l'unique-producteur-au-Monde-de-Côte-Rôtie) ou à Turin (à la rencontre de Patchaz, de ses fournisseurs et de leurs sujets) faute d'avion privé disponible, le Très Grand Jury Parisien a fais venir à lui la Bourgogne. Crassement incompétent sur le sujet (si si thien, elle s'y connaît), ils ont ressorti de leur Outlook un pt'it mail de Patrick E. sur les domaines, je cite : "Voila quelques adresses qui peuvent compléter une dégustation de Bourgogne et qui sont raisonnables en terme de prix et excellentes en termes de qualité (départ propriété, et en général celles citées ont du vin àvendre)". Après quelques emplettes effectuées dans le respect scrupuleux des écrits du maître de Meursault, le TGJP s'est réuni au Mont Garibaldi autour du régional de l'étape, Marc F.-dit-large-soif.
Apéro (hors AOC car le TGJP est souverain et peut à tout moment redéfinir leslimites de sa dégustation) : "Délicats" canapés au speck et fèves grillées + Pouilly Fumé Tracy 2001 (11 euros*). Acquis sur les conseils d'In Vino Veritas (comme quoi la presse belge est bonne conseillère), le nez est très expressif (pierre à fusil heureusement), la bouche est précise, avec une pointe de rusticité (dixit thien et elle a raison) et très pure. 1 ou 2 ans de cave et ça va être tip-top. Sancerre Blanc Bourgeois 2000 Monts Damnés (11 euros*). La vinification est beaucoup plus interventionniste. C'est un Sancerre moderne avec force bois. Il est bien fait, la matière est dense et il exprime un beau fruité, mais après le Tracy, il déçoit un peu. Pour Grigri, il est un peu "putassier". L'avis de ricoh/sylvain n'est déjà plus très clair, il attaque sévère la boite de kleenex.
Primo piatti : Risotto au potiron (un plat typiquement bourguignon) Meursault Buisson-Charles** 1999 Villages (13 euros*). Alors là, on peut qu'être bien vu car le Patrick est le gendre du propriétaire. Thien, notre présidente bien-aîmée, y a effectué une petite visite d'inspection cet été et avait délivré une très bonne note tenant compte tant de la qualité de la production que de l'accueil. La matière est belle, bien équilibrée (un peu de gras, un peu d'acidité, etc...). Je suis un peu gêné par la finale mais thien me dit que c'est du "fumé". Le potiron a peut-être un peu troublé la bébête.
Secondi piatti : Poitrine de veau farcie aux pommes-vapeurs + Vosne Romanée Manière-Noirot** 1999 Les Suchots (25 euros*). Sévèrement bouchonnée. Gevrey-Chambertin Marc Roy** 1999 Clos Prieur (18 euros*) The boutanche. Un jolie nez un peu boisé. Une bouche assez dense pour la région, assez pure, avec un fruité appréciable et une belle longueur. De la belle ouvrage. Chambolle-Musigny François Legros** 1999 Les Noirots (16 euros*) Là c'est plus léger. Marc daigne alors nous distiller un peu de sa science. Le Chambolle serait "féminin". On ne peut pas lui donner tort. Progressivement, la matière se densifie un peu. L'acidité est basse. C'est très (trop ?) en finesse et finalement assez intéressant (mais attention à l'association avec le plat). Nuits-Saint-Georges Pernin-Rossin 1988 La Richemone. La présidente affirme "c'est très cassis". Grigri exige un aligoté pour son p'tit kir de 23:30. C'est un beau vin, plutôt classieux, agréablement fondu mais dans un millésime dur (dixit marc). Morey-Saint-Denis Pernin-Rossin 1988 Les Monts Luisants. Le nez est surprenant : Ricoh/sylvain lâche deux secondes sa boite de kleenex et nous explique la recette secrète de ce vin. "Tu attrapes un renard, tu le tues, tu fais sécher la peau et puis tu la noies dans la barrique". Ils en apprennent des choses dans leur école d'eonologie avec nos impôts-à-nous-personnellement.
Petits fromages, puis les dolci : tarte aux abricots et tarte aux figues de chez Kayser + Sauternes De Fargues 1988 (carafée le matin). Le débat a été chaud. Ricoh/sylvain de plus en plus verve et son parrain grigri n'ont pas aimé. Z'ont trouvé ça creux, pâteux... Thien et bibi, on a bien apprécié même si le 91 à ce stade paraît plus-mieux. Marc a rejoins les mutins de la Loire (finirons comme à Cronstadt ceux-là...). L'archi, en bon pédagogue, n'a pu nous départager, accaparé par le canapé et les bras de Morphée.
(*) prix départ producteur
(**) domaines recommandés par Patrick E.
ps (réservé aux membres du fan-club-à-Ricoh/sylvain) : Il s'est salement mis minable. Les bouteilles de gibolin terminées, il s'est reporté sur la mappemonde des whisky. Et le 59° brut de fûts au goulot, ça-ne-le-fait-pas pour une nature si frêle. A Dijon, il a du sécher le TD "Buvons dignement" préférant manifestement celui de "La chasse au renard". Avec Grigri, on va écrire une lettre au directeur et à ses parents.
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