Réunion du 22 mail 2004

Réunion du 22 mai 2004 :
Petites douceurs de lou païs au TGJP

Une fois l’an, ça rigole plus du tout au TGJP ! Adieu grenaches aux saveurs envoûtantes ! Oubliés bourgognes fins et élégants ! Disparus risotti goûtus ! Sylvie L. et Le Bon Président nous mettent à la rude épreuve du tannat-arrache-gueule, du canard gras et autres douceurs de lou païs ! Si certains comme Sylvain M. parviennent avec leurs mensonges à trois sous à échapper à la sanction, les membres de la bande du XIIème n’ont aucune excuse valable. Ainsi et en ce samedi 22 mai, l’heure de vérité sonne lourdement pour Odile T, Emmanuel T., Daniel G., Pierre C., Marie S. et bibi.

Mises en bouche : diverses douceurs plus ou moins de lou païs + Jurançon Clos Lapeyre 2000 + GVdCF Bertrand des Marnières. Le Clos Lapeyre est servi en starter. C’est droit et pur mais comme le nom du propriétaire le souligne, c’est bien boisé au nez et un peu asséchant en finale. Premier mauvais geste de la part de l’équipe invitante. Heureusement, l’heure du « rafresh » a aussi sonné. Le Bertrand des Marnières – pas très lou païs ! – avec sa bulle fine et ses saveurs vives mais élégantes, remplit parfaitement son contrat et ce pour la plus grande joie des convives. Merci à Le Bon Président pour cette délicate attention qui rachète son bien mauvais geste initial !

Entrée : Piperade de printemps + VDP blanc du Comté Tolosan Clos Triguédina 2001 Vin de la Lune + Jurançon Cauhapé 2001 Noblesse. Le plat est servi. Avec sa fourchette et sans distinction habituelle, Pierre C. farfouille dans les légumes pour tenter de trouver le riz. Daniel G. lui indique que manifestement à lou païs, on fait le risotto sans riz. On commence au Jurançon de Cauhapé. Ma foi, ça démarre bien. C’est un joli blanc, avec un bon équilibre, naturel en bouche et doté d’une finale élégante. Ca tranche avec le Lapeyre. On verse le vin de Lune. Là, on est beaucoup moins convaincu. Il n’a pas grand caractère ni grande richesse (arômes ou gras). En outre, il semble un poil techno. Première pénalité !

Plat de résistance : Confit de canard landais et sa jardinière de petits pois frais au jambon de pays + Madiran Pichard 1990 + Madiran Berthoumieux 1998 Charles de Batz + Cahors Triguedena 1998 New Black Wine 98 + Gaillac La Ramaye 2000 Combes d'Aves. Le confit du Bon Président et de sa Sylvie est de 1er choix et la petite jardinière super-goûteuse. L’association avec les rouges est sympathique. On ouvre les hostilités avec le Berthoumieux. Il est qualifié de classique par les spécialistes du TGJP. C’est un vin de demi-corps, à ce stade un poil austère. On suit avec le New Black Wine. On n’est pas volé pour la robe. Il enregistre son petit succès avec un petit côté confit, mûr et une bouche assez dense, sans que l’on puisse parler de monstre. Mais, il tâche bien les dents le bougre ! On sert le Pichard 1990. Le succès grossit. C’est le rouge le plus accompli de la soirée. On dirait un joli Bordeaux, toujours de demi-corps, avec de l’équilibre et une certaine élégance. Enfin, on clôt les débats avec le Gaillac. Là, c’est la déception. Pour certains, le nez est un poil acétique. L’acidité est forte et les saveurs assez incertaines. Seconde pénalité !
Odile T. nous informe avoir lu sur le forum f.rec.cuisine.bonnes-adresses un post particulièrement «finaud» sur l’huile d’olive. Daniel G. lui indique que Le Marchand du Temple sait s'entourer de «collaborateurs désintéressés et rudes à la tâche». Je souligne que même si Le Marchand du Temple n’a jamais été le dernier à tenter d’exploiter à des fins lucratives les forums du web, il compte aussi sur ce terrain de sérieux challengers.

Fromj. & dessert : croquant au chocolat et aux noix + Jurançon Clos Thou 2001 Suprême de Thou + Saussignac Richard 2001 Coup de cœur. Emmanuel T. a décidé de s’inscrire harmonieusement dans la couleur locale, en introduisant des noix qui donnent une densité de bon aloi à son dessert. Bien que bu très jeune, le Jurançon est apprécié par la noble assemblée qui souligne son équilibre, sa fraîcheur, la noblesse de ses saveurs et sa pureté. Le Saussignac est d’abord regardé comme une curiosité. Il s’avère un joli liquoreux. Le Bon Président tente alors d’en finir avec certains gêneurs avec un armagnac 58, mais ça fait longtemps qu’on nous la fait plus !

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Nous avec Laurent, tous les soirs on s'arrache la gueule au tannat...
Avec les collègues, on attaque aussi souvent un peu à midi mais il ne faut pas le dire à Sylvie...
Moi aussi à midi et j'en sers même un petit verre gratos à mes meilleurs clients...
Moi c'est plutôt au petit déjeuner, avec mon munster en croûte...
Nous, c'est tous les jours, deux verres midi et soir. Il n'y a presque pas d'effets secondaires...