| Je ne suis pas un petit soldat de la bio-dynamie, mais votre histoire de plages, de lune ronde et de petits hommes, m'interpelle. |
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Moi aussi ! Surtout que les petits hommes ne sont pas partis les mains vides : ils ont emporté la bouteille de Baguiers 2001. |
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L'histoire dit même, que les petits hommes sont parvenus à faire disparaître les saveurs de graphite avec une bonne saignée. |
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Et la lune ronde ! tu crois qu''elle peut faire sauter d'un coup les bouchons de tout notre stock de Bertrand des Marnières ?
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Si on stationne le Fenwick au dessus des caisses, les bouchons ne sautent plus. C'est un des principes élémentaires de la bio-d. |
Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils débarquaient sur six plages, mais au moins, j'ai de quoi les faire bien rigoler au grand oral. |
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Pour les vacances de la Toussaint, Charlotte Senat décide de confier son aîné le Jean-Baptiste aux bons soins du TGJP, afin de lui faire découvrir le vin et plein d’autres choses. C’est ainsi qu’en ce vendredi 21 octobre 2005, nous décidons d’éveiller ce dernier au monde merveilleux du mourvèdre et choisissons pour ce faire, six Bandol bien nés, du fameux millésime 2001. Nombreux sont les pédagogues au TGJP et le petit Jean-Baptiste est rapidement entouré des plus brillants : Le Bon Président, Gilles T., Jean-Luc F., Emmanuel T., Daniel G., Marie S. et votre serviteur (Pierre-Alain B.).
Before : charcuterie variée (andouille de Guéméné, saucisson, coppa…) + Chusclan rosé Cave Coopérative 1965 + Minervois Jean-Baptiste Senat 2003 Mais ou est donc ornicar
Grand expert en charcuterie comme son sobriquet l’indique, Jean-Luc F. (le BOF) a parfaitement fait les choses. On verse le Chusclan rosé qui va sur ses 40 printemps. Si le fruit est logiquement fané, la matière est très dense pour du rosé et s’avère porteuse d’une certaine émotion. On s’attaque au « Mais où est donc ornicar » du Jean-Baptiste. La matière est gouleyante, fraîche, sapide, avec de jolies saveurs sudistes. La finale est pure et assez persistante. Y’a bon banania et la bouteille est rincée en 10’.
First course : risotto aux fèves, au lard et au pecorino + Bandol Pibarnon 2001 (20 euros*) + Bandol Terrebrune 2001 (18 euros*). Le risotto aux fèves est un peu incertain (problème de bouillon). On commence par le seigneur de l’appellation : le Pibarnon. Il fait l’unanimité contre lui, certains le qualifiant même de « bordelais », ce qui est un qualificatif franchement péjoratif au TGJP. Certes, la matière est relativement classieuse avec un soyeux certain. Mais, on lui reproche une densité plus que moyenne (rendement ?), des notes de boisé et un manque général de caractère (certains évoquent une forme d’austérité). La sévérité du jugement est à la hauteur de la réputation.
On se refait la bouche au Terrebrune. A ce stade, il affiche un très bel équilibre, avec de la fraîcheur, des saveurs assez précises et une vraie identité. La finale est appréciable.
Sur ce, Jean-Luc F. nous déclare tout de go qu’il est urgent de réformer en profondeur le TGJP. Il nous présente un plan original en deux parties, nous jette à la figure des mots savants comme GVT ou LOLF et menace de saisir un type nommé Matignon. Gilles T. se prépare à lui faire une bonne saignée comme il l’a appris dans le Gard (30), mais un deuxième verre de Terrebrune avalé cul-sec, ramène à la raison notre Jean-Luc F. à nous-personnellement.
Main course : Côte de bœuf & gratin dauphinois + Bandol Gros Noré 2001 (15 euros*) + Bandol La Suffrène 2001 Les Lauves (14 euros*) + Bandol La Tour de Bon 2001 (12.50 euros) + Bandol Tempier 2001 La Tourtine (26 euros). Le bœuf grillé, le gratin et le Bandol cultivent des affinités plutôt électives. Emmanuel T. est au passe et veille à éviter toute prise de poids intempestive à ses petit camarade. Le Gros Noré ouvre le ban. 2ème joli vin. La matière est dense mais équilibrée. Les saveurs sont nettes, naturelles et affichent un certain caractère. On suit avec la cuvée les Lauves de La Suffrène. Le nez est déviant, la bouche dissociée avec un fort sucre résiduel. La bouteille a un problème. Emmanuel T., entouré de deux hommes-à-tout-faire, prend la tête d’une mission de la dernière chance et parvient à rapatrier à la salle à manger, de beaux restes du main course.
Les niveaux refaits, on se jette sur le Tour de Bon. A ce stade, la bouteille est un peu disgracieuse. La matière est assez touffue et un poil déséquilibrée (sucre résiduel). On met en délibéré pour dans 4/5 ans. On achève les débats avec la cuvée la Tourtine de Tempier. Gilles T. souligne son superbe nez. Tout un chacun loue ses qualités de fraîcheur, de charme, d’élégance et de profondeur. La plaisir est total. C’est la bouteille de la soirée.
After : moelleux au chocolat & au beurre salé + Porto vintage 1977. La Pâtissière n’a pas trahi notre confiance quand à la composition du dessert, et son moelleux est englouti dans un silence religieux, même si le terme est impropre au TGJP. En revanche, le Porto affiche, aux dires des plus grands experts du TGJP, un nez de colle assez douteux. La bouche est aussi déviante. Heureusement, l’arrivée du trio de choc, constitué de Robusto Arturo Fuente, de Partagas D4 & d’Upmann magnum 46, enfume généreusement l’atmosphère et permet de couper court à tout débat. Certains jugeant les vins de Bandol un peu « légers », se terminent à la poire de Brana, d’autres à la petite fiole magique du bon Père Cuq.
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