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En ce samedi 21 juillet 2007, Emmanuel T. décide de réenchanter le triste quotidien de parisiens esseulés, en lançant en off de Paris Plage, l’opération Paris-Côte d’Azur. Pour ce faire, il réunit une mini-verticale de Bandol de La Tour du Bon et convoque sans désemparer : Odile T., Xavier B., Jean-Luc F., Marie S. et moi-même (Pierre-Alain B.).
Apéritif : melon, micro-tomates, artichauts confits & spécialités du 12ème + Vouvray Chidaine 2005 ½ sec Les Bouchets
Les spécialités enregistrent un succès certain. Odile T. pointe juste un certain dilettantisme dans le service. La cuvée Les Bouchets de Chidaine est bien un demi-sec. Il est assez expressif, très net, très pur et s’associe agréablement avec le manger. On peut lui reprocher une certaine mollesse, voire une mollesse certaine de par une acidité plutôt aux abonnés absents.
Main course : Sauté d’agneau à la provencale & pommes de terre en robe des champs + Bandol La Tour de Bon 1989, 1990 & 1993
Le sauté d’agneau est réalisé dans les règles de l’art et constitue un compagnon de choix pour les Bandol. On attaque avec le 1989. La matière est bien fondue, assez douce, mais sur la pente descendante (au vue des bouchons, la garde des bouteilles semble avoir été heureuse). On note une finale un poil brûlante (acide tartrique ?). Malheureusement, ni le nez ni la bouche ne sont complètement nets.
On passe au 1990. Il n’affiche aucun travers ni lourdeur. On retrouve des saveurs secondaires assez élégantes, une matière douce, mais amorçant sa pente descendante. A nouveau, la finale semble certes persistante, mais surtout un chouia brûlante.
Emmanuel T. assure avec brio et en pleine course, un ravitaillement aux stands.
On s’achève avec le 1993. Il est encore en pleine force de l’âge avec un fruit assez expressif, une certaine pureté et une jolie finale. C’est bon, sans être prodigieux.
Cette petite affaire, habilement menée, se solde plutôt en demi-teinte, mais doit être qualifiée de très intéressante, nul n’aurait souhaité ne pas en être. La tentation est forte de la rapprocher des déceptions rencontrées avec ce domaine dans les différents dîners Bandol organisés autour des millésimes 1998, 2000, 2001 & 2004 au tgjp.
After : Douceurs à la crème chibouste + Gaillac Robert Plageoles 1985 moelleux.
Jean-Luc F. connaît maintenant parfaitement l’adresse de ce bon faiseur de Mulot et a la main heureuse. Après près de 20 ans de bouteilles, le Gaillac n’a rien perdu de son soufre original. Ca déménage. Ils ont dû traiter l’oïdium directement dans la bouteille. Il est alors difficile de se faire une idée précise sur le breuvage. On se termine au vieux Rhum et autres Bourbons, Xavier B. connaissant indéniablement par cœur le chemin de l’armoire secrète.
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