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Réunion du vendredi 21 février 2003 :
«Bourgogne 1997 à l'épreuve du TGJP»
Février, c’est le temps des partiels pour certain petit joueur et d’un nouveau galop d’essai d’importance capitale pour les membres du TGJP. Dès qu’on parle épreuve, on débouche bien évidemment les bourgognes. Ainsi et en ce vendredi 21 février, la table est cernée par les plus fins palais du TGJP : le body guard, le conseiller en alcool fort, Corinne & Thien extraites pour quelques heures des mines-de-sel, la photographe officielle et le scribe. L’heure n’étant pas aux mondanités, on attaque sans autre forme de procès les affaires qui fâchent.
Apéro : canapés au boudin aux oignons + Chablis R&V Dauvissat 2000 + Chablis Servin 2000 Montée de Tonnerre. Comme le dirait Le Nouveau Président de le TGJP, l’association boudin/chablis est douteuse mais surtout elle ravive des souvenirs du mercredi 19 chez certains(es). A ce stade, le Dauvissat est assez peu expressif et pas très dense. Le Servin comble nettement plus la noble assemblée. Il est qualifié de très « minéral » (ne m’en demandez pas plus c’est le conseiller en alcool fort qui l’affirme ainsi) et affiche un gras et une longueur appréciable. Ainsi et devant pareilles qualités, des survivants de la soirée « Chablis 1949-1990 : 41 ans de travail pour croûter » animé par le petit couple le plus en vue des soirées parisiennes, Pierre & Do, prennent la parole pour affirmer qu’à 11 zorros ce Servin traite avec Respect & Humilité ses clients.
Entrée : risotto à la truffe + Gevrey-Chambertin Geantet-Pansiot 1998 Vieilles Vignes + Volnay Lafarge 1997 Clos des Chênes. La truffe est dealée par Thien, digne représentante de la France d’en-haut qui se fournie chez notre intermédiaire d’Avignon nord de la France-d‘en-bas, le spécialiste des grandes étiquettes du Rhône. On commence avec le Volnay. A ce stade de la soirée, il est très pur, pas très expressif et assez fin. Le Gevrey challenge sévère. Il est super-disant, plein de fruit, très dense et avec une réelle persistance. Ni tenant plus, Corinne, discrètement appuyée par Thien, nous demande quand nous allons enfin nous décider à signer leur bon de sortie des mines-de-sel. Un petit rappel plein d’Humilité & de Respect des 35’ minutes de retard à ce dîner, l’a convainc du caractère déplacé de sa supplique, la peine n‘ayant vraiment pas à ce jour épuisé son caractère infamant, encore moins son exemplarité et la conduite de l’accusée soulignant une fois encore la totale absence d‘amendement.
Plat principal : Côte de bœuf & son gratin dauphinois + Morey Saint-Denis Roumier 1997 Clos la Buissière + Pommard Lafarge 1997 Les Pézerolles. Le Roumier n’est pas sans rappeler le Geantet-Pansiot. C’est un bourgogne moderne, dense, plein de saveurs et de charme. Mais, une sucrosité un poil appuyée laisse une petite préférence au Geantet. De même, le Pommard présente un air de famille avec le Volnay, si ce n’est qu’il est plus puissant. Mais et au 2ème service de la côte, ces deux bouteilles commencent sérieusement à décoller pour offrir de très belles expressions pleines de pureté et d’équilibre. Quelle typicité s’écrit Didier C. le conseiller en alcool fort, très en verve ce soir là. Thien s’adresse alors à moi pour s’étonner qu’avec Daniel G., le contrôleur du TGJP, nous soyons désignés de conserve pour participer au très prestigieux jury du Concours Général Agricole dans la section vins du Rhône. Je l’informe que je suis désigné à sa place car je sais détecter les nez de barbe à papa dans les vins rouges et, grâce à certains spécialistes, traduire le terme en six langues. Pour ce qui concerne mon collègue Daniel G., sa parfaite connaissance des terroirs entourant Ay-en-Champagne le qualifie indubitablement pour cette délicate mission.
Fromj’ & dolce : tarte tatin à la mangue façon Corinne (saveurs et consistance sublimes qui pourraient constituer un juste motif d’élargissement devant un Président moins rigide…) & Gewurztraminer Barmès-Buecher 1999 Pfersigberg d'Eguisheim. Ce Gewurzt est toujours délicieux mais l’association avec la mangue ne le fait pas du tout. On s’est rapidement consolé avec les whisky de la mappemonde… avec comme d'hab un Speyside 1989 single cask, non filtré, non coupé (61.3°). Il est totalement exceptionnel.
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