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Réunion du 20 août 2005 : |
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| Dites-les amis, votre bouquin ne parle pas beaucoup du savoir-faire mais nettement plus du faire-savoir... | |||||||||||||||||
| C'est géant ! Le Pâtissier a apporté le livre "Comment faire du Champagne bio ?" | J'aime bien les livres avec des mots dedans mais je préfère encore les os avec la moelle dedans ! | ||||||||||||||||
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| Normal, c'est édité aux éditions Bas-Lourd, des pros de l'internet. | Pour sûr ! Le baratin est inversement proportionnel aux surfaces exploitées... | Mes amis n'ont aucune bonté d'âme. Penses-tu, que si je vais avec Pierre C. au JMJ, je pourrais leur ramener tout plein d'Indulgences ? | |||||||||||||||
| Même s’il n’est bien sûr de grand vin que de grenache, quelques soirées dans l’année, nous cédons par faiblesse aux adorateurs du cabernet-sauvignon et autre merlot ! Nous voilà donc réunis en ce samedi 20 août 2005 à la VIP room, dans l’humilité & le respect, pour tenter de percer le mystère de six flacons, bien nés, de Bordeaux 1995. C’est l’acte 1 deux autres vont suivre - et nous nous échauffons avec le Médoc. Pour ce faire, Corinne A. a annulé sa visite au JMJ à Cologne, chargeant Pierre C. de récupérer les Indulgences. Didier C. a reçu l’ordre de se présenter à l’heure dite. Gilles T. a rejoint Paris en catastrophe en jet privé. Enfin, Le Bon Président, Le Pâtissier et Daniel G. ont trouvé la ligne de métro qui va bien. Avec Marie-S., nous les attendons en touillant. Before : antipasti poivrons aubergines et courgettes farcis au pesto + Anjou blanc Jo Pithon 2002 Pépinières + Anjou blanc Jo Pithon 2002 Bonnes Blanches. Le Pâtissier se diversifie et développe aussi - avec une réussite certaine - une activité de traiteur.On verse les deux Jo Pithon dans un très beau millésime angevin. Sacrebleu ! Un vin de charpentier ! Certes, les matières sont saines et fraîches, mais alors c’est ultra-boisé. Nul ne se ressert et surtout nul ne se risque à pronostiquer une évolution positive ! Très décevant. Primi piatti : risotto aux cèpes + Saint-Julien Lagrange 1995 + Saint-Julien Branaire-Ducru 1995. L’association cèpes/Bordeaux est parfaite. Nous attaquons le Lagrange. La bouche est de demi-corps et on appréhende des rendements plutôt généreux. Certes, elle est relativement soyeuse, voire élégante mai aussi un peu incertaine. Mention honorable sans plus.On passe sans regret au Branaire. Pas de chance, il est porteur d’encore moins de plaisir, bien au contraire. La densité diminue encore un peu, la maturité aussi. La matière semble bien sèche et peu généreuse. Une certaine amertume domine. Résultats peu brillants pour ces deux représentants de Saint-Julien ! Plat de résistance : gigot en gasconnade & grenailles au romarin + Saint-Estèphe Lafon-Rochet 1995 + Saint-Estèphe Montrose 1995 + Pauillac Pontet-Canet 1995 + Pauillac Grand-Puy-Lacoste 1995. Le gigot est accueilli avec la ferveur habituelle. Le Lafon-Rochet ouvre le bal. Hum-hum, il est encore plus décevant que le Branaire. La matière est faible, très asséchante et sans générosité, la maturité du raisin plus que douteuse. La bouteille est presque caricaturale.On poursuit avec le Montrose. Dès la 1ère gorgée, Le Pâtissier se saisit de la carafe et l’installe discrètement sous sa chaise. C’est clair : y’a bon Montrose ! Voilà enfin du raisin mûr ! La densité est là, la grande classe aussi avec des saveurs complexes, de la profondeur et une très belle finale. Le boisé est absorbé.On fait les niveaux dans les assiettes et on poursuit les opérations sans désemparer avec les deux Pauillac. Avec le Grand-Puy-Lacoste, c’est same player shoot again. Second grand vin de la soirée. Un tout petit peu moins dense que le Montrose, mais avec à ce stade un fruité encore assez explosif et une plus grande pureté.On clôt les débats avec le Pontet-Canet. La matière est écrasée par le bois. Il est bien assèchant et marque la finale d’une solide amertume. Au final, pour ce 1er acte d’un millésime de bonne réputation et avec des vins plutôt ouverts, force est de constater la modicité de notre tableau de chasse : deux très belles bouteilles sur six. Il est regrettable, que les quatre bouteilles franchement décevantes, aient toutes été produites par des châteaux honorablement connus et affichent des faiblesses plutôt caricaturales : maturités douteuses des raisins, rendements lâches, boisés écrasants… N’est-ce pas finalement les tropismes du coin ? On va vérifier tout cela avec les actes 2 & 3. After : from’j + la roulante des pâtes de coing + tarte sablées aux figues, aux pistaches et à la crème d’amandes + Porto Quinta de Heredias Ruby special reserve. La tarte aux figues est topslurp et la roulante des pâtes de coing arrache la mort ! Le Porto Ruby de la maison Heredias est généreux. Il délivre un superbe fruité qui s’associe parfaitement à la figue, sans l’écraser, et nous apporte un très grand plaisir. On allume les cigares et on verse la gnole !
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