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Réunion du 19 mars 2004 :
«Du Bandol 1998 & des bulles pour le TGJP» |
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Un GVdCF, approuvé aussi par L'ex-Vrai-Président & son Scribe... |
Alors, tu leur as annoncé pour tes nouvelles super-affaires... |
Oh, tu sais moi je ne suis pas pédant & prétentieux et j'ai le succès discret... |
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Tu vas plus faire marchand de sandwichs, mon Pierrot ? |
Va falloir être polis, Pierre s'agrandit et ouvre une cave dans le local à coté... |
Même qu'il colle Corinne aux tartines pour mieux se consacrer au rouquin... |
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| La reuveufeu avait assuré que le millésime 1998 était historique à Bandol. En bon militant, on en a bourré les caves. Est alors venu l’heure de s’assurer du bien-fondé des propos de ces braves gens. On convie pour l’occasion les palais les plus fins et les esprits les plus érudits du TGJP. Comme à son habitude, Pierre C., le taulier en chef du Panorama Gourmand bar à vins sis au 2, rue des Panoramas Paris 2ème où viennent s’encanailler les plus jolies filles de Paris de 11:30 à 15:00 se présente 30’ avant l’heure pour sa séance de thérapie de cuisine. Thien T et l’Archi sont d’une ponctualité helvétique, appâtés par l’annonce insondable d’un apéro-surprise. Gilles T., Jean-François D. et Daniel G. ferment la marche d’un pas décidé. Appetizer : micro-pita au caviar de poivron, carottes et radis au tatziki & canapés à l’houmous + GVdCF Franck Pascal Réserve (non dosé) + GVdCF Franck Pascal 2000 Sélection (non dosé). On a fait le maximum pour dresser une table d’apéro à la hauteur de l’événement. Le « réserve » propose un nez un peu brioché. La qualité est honnête et la longueur moyenne. La noble assemblée est un peu dépitée. Le « Sélection 2000 » est sensiblement plus complexe avec de l’allonge, de fines bulles, aucune trace d’élevage bois et de belles notes d’évolution. Aux dires des super-experts du TGJP, le plaisir est bien là avec un GVdCF mature. Avec Gilles T., on ne peut s’empêcher de lancer des regards énamourés à nos petits rouquins, sagement alignés sur la table. Entrée : risotto aux oignons rouges et aux fèves + Bandol Pibarnon 1998 (19 euros*) + Bandol Vannières 1998 (18 euros*). L’association est correcte sans plus mais le risotto est top bon (normal, c’est moi qui l’ai fait !). On commence par le Pibarnon, vaisseau amiral de l’appellation. Il affiche un joli nez. La matière est nette et de densité moyenne. A ce stade, il semble un peu fermé, sans caractère affirmé et déçoit un peu. Le sourire en coin, Gilles T. en souligne « la grande finesse ». On compare avec le Vannières. Là, c’est plus dense mais sans lourdeur. Le nez est assez muet et la bouche pas totalement pure. Il est un peu plus épicé que le précédent mais la finale est un peu chaude. Ce n'est pas très enthousiasmant. Plat de résistance : tendrons de veau à la moutarde & purée de pois cassés + Bandol Lafran-Veyrolles 1998 Longue Garde (14 euros*) + Bandol Tour du Bon 1998 Saint-Férreol (18 euros*) + Bandol Dupéré-Barrera 1998 India + Bandol Bunan Moulin des Costes 1998 Charriage (18 euros*) + Bandol JP Gaussens 1998 Longue Garde (14 euros*). Le plat de tendrons et le vert de la purée accaparent un peu les esprits, ce qui n’hôte rien à la qualité de l’association. On verse le Lafran-Veyrolles version cuvée spéciale. Le nez n’est pas très expressif, mais la bouche est superbe. C’est un beau vin du sud. Il est puissant et dense mais sans déséquilibre, très naturel mais sans rusticité, totalement pur. Une finale très appréciable se dessine. Aucun avis ne diverge il faut bien reconnaître que les mines-de-sel ne sont jamais très loin c’est bien Le Vin de la soirée. On passe à la cuvée de la Tour du Bon. A ce stade, elle semble un peu fermée. La matière est belle et paraît receler un caractère certain. Après une petite aération dans le verre, on se rapproche nettement du Lafran-Veyrolles avec un poil de volume en plus. On attaque la cuvée du négoce-artisan des Dupéré-Barrera. La densité de la matière est assez moyenne et les saveurs pas très nettes, avec un creux en milieu de bouche. L’avis est unanime ! Jean-François D. prend un air contrit et Pierre C. lui rappelle les propos de l’expert Sylvain M., sur la nécessité de boire ces vins dans leur première jeunesse. Le second verre est consacré à la cuvée haut de gamme du domaine Bunan. Elle est très fortement marquée par un élevage 100% international avec force bois neuf (encore plus appuyé que le château La Rouvière). C’est vraiment triste pour un Bandol ! Thien T. affirme que le boisé « s’estompe à l’aération » (sic), ce qui appelle immédiatement de la part de Daniel G., l’interrogation suivante : « Coteau orienté nord ou est ? ». Enfin, on s’achève sur le vin de Jean-Pierre Gaussens. C’est du très costaud avec, selon Thien, « une forte extraction ». A ce stade, il paraît encore peu causant mais la matière est nette, mûre et commence à dégager quelques saveurs épicées plutôt encourageantes. La promesse paraît être celle d’un vin de grand caractère. From’j, salade & poire pochées au céleri confit : Côtes-du Jura Arlay 1969 + Coteaux du Layon Sablonnettes 1997 Quintessence d’érable + Moscato d’Asti Vittorio Bera 1990 VT Sorinet + Jurançon Cahaupé 1989. Avec l’Arlay 69, on a affaire à un produit pour professionnels. On attaque un dessert très créatif de Thien T., le céleri confit étant une prodigieuse trouvaille. On arrose le tout avec la sucraille. Le Sablonettes, à la robe presque caramel blond, est atrocement bouchonné. Le vendanges tardives de Bera pétille comme le Moscato fétiche du TGJP. Enfin, le sud-ouest sauve la face. Daniel G., le régional de l’étape, affirme que ce Jurançon n’est pas grossièrement ostentatoire, qu’il est doté d’un très bel équilibre (sucre/acidité/matière) et qu’au final, c’est une belle source de plaisir. On se termine qui au café, qui au Ramon Allones, qui au vitriol… (*) tarif départ propriété © www.tgjp.com - 2004 - Humilité & Respect |
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