Réunion du 18 juin 2004 :
Le TGJP vénère les reliques
du Clos du Mont-Olivet

Plutôt bien en jambes après la petit verticale de Beaucastel, nous décidons de pousser l’avantage et de nous hisser au sommet du Clos du Mont-Olivet, pour en vénérer certaines reliques. Curieusement, et pour pareille action de grâce, les volontaires ne manquent pas. Le Bon Président (Laurent L.) prend la direction des opérations. Jean-Luc F. est là pour lui réciter un petit compliment. Dorothée et Daniel G. viennent goûter leurs premiers instants de vacances. Enfin et pour faire le compte autour de la table, on tolère la présence des Corinne A. et Didier C.

Apéro léger : canapés au speck & melon + Chablis Fèvre 2002 La Maladière + Meursault Henri Germain 1996. On se fait un peu la bouche avec le Chablis de Fèvre (il doit s’agir de l’activité de négoce). C’est propre et net, mais (à ce stade ?) cela manque un peu de charme et peut-être de densité. On passe au Meursault. Le nez est très avenant avec de jolies arômes de noisettes et de pistaches (dixit Corinne A.). La bouche est assez stylée, droite et plutôt minérale. Certains lui reprochent un gras un peu discret et une acidité trop présente (marque du millésime ?).

Entrée : risotto au safran & à la moelle + CdP blanc mg Clos du Mont-Olivet 1990. Après, les os rongés et les noyaux crachés, on vire carrément au gore : ils sucent humblement & respectueusement la moelle. En moins de trois semaines, le TGJP a été brillamment ramené à l’âge de pierre ! L’association CdP et safran délivre un pur plaisir. Le Mont-Olivet affiche une belle robe dorée. C’est bien un blanc du sud. Il est relativement gras, doté de saveurs assez complexes et de jolie marques d’évolution (sans une ombre d’oxydation).

Plat de résistance : Jarret de veau mijoté, purée à la tapenade et jus à l'estragon + CdP rouge Clos du Mont-Olivet 1988 (mg) + 1978 + 1966. Le plat est plutôt top-slurp et l’arrosage au CdP rouge assure une excellente association. D’autorité, Daniel G. prend le service du vin en main. Il sert avec prodigalité le magnum de 1988. Cela part bien. Outre un joli nez, ce Mont-Olivet présente de la finesse, de la pureté, un doux fruité, un bel équilibre et une finale impeccable. Il semble en pleine force de l’âge. Une petite amertume en fin de bouche (millésime ?) apporte une touche de fraîcheur. Daniel G. poursuit avec le 1978. Il remplit encore généreusement les verres et nous encourage à reprendre du 1988. Le 1978 est tout d’abord déroutant. Le nez est un peu incertain. Après quelques minutes d’aération, les traits d’un grand millésime se dégagent avec une matière droite, dense et profonde. Quelques notes un peu terreuses nous laissent un poil suspicieux. L’heure du 1966 a sonné. A l’exception du sien, Daniel G. affiche nettement moins d’entrain à remplir les verres et signale, aussi bruyamment que grossièrement, que la magnum de 1988 n’est pas vide et qu’il reste du 1978. On aère la bête (nous n’enfermons pas Daniel G. sur le balcon mais simplement remuons avec élégance les verres). C’est absolument sublime : plaisir total. La robe est grenat. La matière est superbe, dense, douce encore très jeune. Une pointe de sucrosité en renforce encore le charme magique et garantie l’émotion.
Au final, cette petite visite des saintes reliques du Clos Mont-Olivet nous met tous bien en joie, renforce notre admiration du Châteauneuf (on a déjà la foi des croisés…) et n’est pas sans nous rappeler l’exceptionnel accueil au domaine par Thierry Sabon (pour les ADdcN).

From’j, salade & dessert : tarte à l’abricot + Coteaux du Layon Rochefort Suronde 1996. Corinne A. tente de faire bonne figure pour reprendre le titre aux Pâtissiers. Mais, elle trébuche à nouveau en négligeant de confectionner le traditionnel plat de pâtes de coing et rempile pour un nouveau semestre, en bonne compagnie, aux mines-de sel. Cependant, sa tarte est très appréciée par la noble assistance. Le Suronde est dans sa version « Layon ». Pour du Francis Poirel, il déçoit cruellement. La matière est un peu dissociée, sans grande longueur ni complexité. L’acidité est un peu vive. Les habitués réclament « la goutte », mais l’absence de cigares est quasi-inhumaine. Bien évidemment et face à la sournoiserie de son comportement, nous nous gardons de remercier Daniel G. d’avoir apporté, au péril de sa vie, pareils flacons du Mont-Olivet et on se souhaite « à la prochaine ».

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Le corps du délit !!!
C'est la moelle qui me donne la force et la sagesse pour être Le Bon Président...
Nous tout pareil, mais le vin-à-thierry, il nous aide drôlement aussi...
Tu devrais manger de la moelle, Corinne. Le programme "Force & sagesse" pourrait t'aider à sortir des MDS...
Ca, j'en suis vraiment sûre. Je vais demain au marché de Fontenay acheter un jarret de mamouth !
Fais aussi un stop au "Fruits & légumes" et ramasse des coings ! Rapport à faire plaisir au doudou et au TGJP !