Réunion du 13 octobre 2006 :
De la joue de boeuf, du Maxime Magnon 2005 et de vieux Châteauneuf
Alors, il paraît que le 10 novembre on va avoir un invité-mystère-surprise ? Kim Jon Il voulait serrer la main du Gadlu, mais il est occupé avec ses essais. Ce n'est pas Pierre C : je viens de lui signer un arrêt de travail de 45 jours !
Mais, si le Thénardier avait embauché le lutin, il aurait économisé l'eau !
Selon lui, c'était ambiance Abu Ghraib en cuisine et le ton était très ferme ! Faut pas pousser ! Il avait quand même droit à un verre de Châteldon à l'heure !

En ce vendredi 13 octobre 2006, on décide de retravailler les fondamentaux du tgjp en ouvrant quelques flacons antédiluviens de grenache. On se backup avec un échantillon de la production du talentueux Maxime Magnon et on convoque quelques compagnons stylés : Le Bon Président, Jean-François D., Philippe C., Daniel G., Emmanuel T., Marie S. et moi-même-personnellement.


Douceurs apéritives : jabugo, salami hongrois, viande des grisons + VdP de la Vallée du Paradis Blanc Maxime Magnon 2005 la bégou (10 euros*) + Corbières Maxime Magnon 2005 Campagnès (14 euros*).

Le plateau de salaisons fait honneur aux amis du cochon. On ouvre les hostilités avec le blanc 2005 de Maxime Magnon. C’est tout sauf un blanc du sud, bien lourd, bien oxydé et bien pâteux. Le nez est fin. La matière est pure, fraîche, élégante. Aucun sucre résiduel à l’horizon. Il fait ami-ami avec le jabugo. On passe au rouge dans la version haut de gamme. Il s’agit là un peu d’un super-rozeta. La matière frappe par sa netteté, sa fraîcheur et son équilibre. Le fruité, très savoureux, délivre un plaisir certain. La juste maturité semble aussi parfaitement recherchée qu’atteinte. Au final, ces deux bouteilles ne plairont sans doute pas à tous (amoureux du bois, de l’extraction et de l’alcool s’abstenir), mais constituent dans le petit panthéon du tgjp de sérieux modèles.


Before : risotto aux cèpes et aux carottes + CdP Saint-André 1980 + CdP La Solitude 1981.

La carotte donne de la couleur et le cèpe de la saveur à ce risotto, au final plutôt bien noté. Le Saint-André, né dans un millésime difficile, est un peu incertain et encore relativement dur. On passe à la Solitude, servi en l’espèce dans un très beau millésime. Il est en phase descendante, mais affiche un très grand charme avec une matière nette, fine, déliée et élégante. C’est une des bouteilles de la soirée et une de celles dont le niveau va descendre le plus vite.


Main course : Joues de bœuf en civet & leur purée de butternuts + CdP Fortia + CdP Ferrand 1981 + CdP Clos Mont-Olivet 1981 + CdP Delas 1949.

L’association joues de bœuf / Châteauneuf ne fait pas un pli. On commence avec les deux Fortia. Le premier daterait des années 50. Il délivre une forte odeur de décomposition et se voit orienté vers l’évier. Le second, dans une version Tête de cuvée, ne vaut guère mieux. On rince les verres et on s’attaque au Mont-Olivet. Il est évolué, mais fait encore bonne figure. Les saveurs sont appréciables et bien nettes, La finale douce.

Après le traditionnel aller-retour en cuisine des assiettes, on verse le Ferrand. Très sévèrement bouchonné, il rejoint les deux Fortia. On tente sans grand espoir notre chance avec le Delas 1949. Après 57 ans de sommeil, ce dernier affiche une forme éblouissante. On ne lui donnerait pas deux décennies. La matière est nette, fine, douce. On s’achève avec une seconde tournée de Campagnès 2005 de Maxime Magnon.


After : fromages, salades et tarte sablée au chocolat et aux poires williams + Porto Sagrado vintage 1988.

L’association tarte au chocolat/Porto fait merveille. Le Sagrado divise l’assemblée. Le nez et la bouche semble un peu marqué par des touches de colles Uhu. Bien aéré, il délivre des jolies saveurs, bien fondues et agréablement persistantes. C’est alors que sonne l’heure des cigares...

(*) tarif départ propriété

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