Réunion du 12 août 2005 :
Du Barral et du Déchu pour la rentrée du TGJP
C'est la croix ! Avec votre soirée Barral, j'ai dû sécher les JMJ !
Pourquoi veux-tu filer aux JMJ chercher une Indulgence ? Tu as encore monté une embrouille ?
A vous, je le confesse. Je vends au Panorama du Champagne et même pas du bio, du Boulard.
Qui s'excuse, s'accuse ! Je vais te trouver une procession le 15 août !
Vendre du Champomy et en plus non-bio ! Pour un péché si lourd, la procession serait inefficace. Il faut au moins un paquet d'Indulgences !
T'inquiètes pas mon Pierrot, les Indulgences, cela s'achète. Appelle le marchand du temple ou JPH ! Ils vont te débrouiller ça.
C’est la rentrée au TGJP. En ce vendredi 13 août 2005, nous sommes tous réunis à la VIP room autour de Sylvain M., notre président déchu, pour fêter sa très prochaine collaboration avec le deus-ex-machina de Châteauneuf-du-Pape, Philippe Cambie. Plutôt que de mettre des petites bouteilles dans des grandes, on a directement sorti dans l’humilité et le respect, pas moins de six Faugères de Didier Barral. Le Déchu a toléré la présence de deux de ses successeurs, Le Bon Président et Pierre C., et de membres de second ordre : Gilles T., Daniel G., Emmanuel T., Marie-S. et moi-même-personnellement (Pierre-Alain B.).

Before : cake aux courgettes et au chèvre frais + Chinon blanc B. & P. Lambert 2001 cuvée Antoine + Anjou S. Bernaudeau 2001 Les Nourissons vignes centenaires + Saumur Fosses Sêches 2001 Les Tris de la Chapelle. Comme d’habitude, le Pâtissier fait son malin en présentant sa dernière brillante création, fort goûtu au demeurant.
On s'attaque à l’Anjou de Bernaudeau. La robe est un peu trouble. Il y a à boire et à manger. La bouche est qualifiée d’authentique voir de rustique (terme non-péjoratif au TGJP). On a affaire à des raisins mûrs. Le charme est bien là, mais il vaut mieux réserver la bouteille aux initiés.
On verse le Chinon. La qualité, l’élégance et la netteté de la matière est soulignée par tous, mais l’élevage est encore très très présent. Le boisé est assez redoutable.
On en finit avec les blancs avec le Fosses Sèches. Il affiche du résiduel et une certaine mollesse. Moyen moins.

Primi piatti : risotto aux calamars et à l’encre (al nero di seppia) + Faugères Barral 1994 Tradition + Faugères Barral 2001 Jadis. Le risotto est jugé digne de figurer à la carte du TGJP et l’association avec les Barral est très satisfaisante. On attaque avec le 1994. La robe et les saveurs sont assez évoluées. La bouche dégage un certain charme mais le millésime semble assez moyen.
On verse le Jadis 2001. L’assemblée est un peu déçue. La matière semble un peu dissociée, marquée par l’élevage. La densité est moyenne. Nul ne se risque à faire un pronostic, mais c’est la seule bouteille de la soirée qui n’ait pas été terminée.

Plat de résistance : carré de porc à la sauge farci aux pieds de porc et aux herbes & ses petits farcis + Faugères Barral 2000 Jadis (19 euros*) + Faugères Barral 1999 (18 euros) Jadis + Faugères Barral 1998 Jadis (17 euros) + Faugères Barral 1998 Valinières (30 euros). Le carré de porc est bien fondant et sa farce délivre des saveurs très appréciables.
On commence avec le Jadis 2000. C’est une belle bouteille, très gourmande. Volume, fraîcheur, fruité et complexité sont au rendez-vous. On passe au 1999. Idem mais encore mieux avec un peu moins de fruit mais un peu d’animalité. Très grand plaisir.
On ajuste le niveau de carré de porc dans les assiettes et on verse le Jadis 1998. La matière est superbe mais manque un petit peu de fraîcheur par rapport à celle du 1999. Elle semble aussi un peu moins exubérante, plus civilisée, plus soyeuse.
Enfin, on achève les opérations avec le Valinières de la même année. Certains détectent un peu de végétal en bouche, d’autres une certaine sécheresse. D’autres sont emballés. Mais pour bien fixer son opinion chacun s’astreint à s’en re-servir largement !
Au final et sans surprise, les vins de Didier Barral sont bien pourvoyeurs de grands plaisirs. Ils affichent une forte identité, se placent bien au sommet de la hiérarchie qualitative de cette région et doivent être recherchés sans désemparer par tout ADdcN.

After : from’j & tarte feuilletée aux abricots, à la crème d’amande et aux pistaches + Sauternes Boubée 2001 Les grands moments + Coteaux du Layon Richard Leroy 2003 Les Noëls de Montbenault (27 euros*). L’association « succulente tarte + liquoreux » joue sur du velours.
On attaque avec le Sauternes, qu’une rumeur bienveillante aurait qualifié d’Yquem déclassé. Il se distingue, malgré 4 heures de carafe, par un puissant nez de souffre. La matière n’est pas très riche mais le boisé appuyé ! Certains experts affirment que le botrytis est bien faible. Ce mauvais accueil fait les affaires de Pierre C., qui n’ayant jamais eu peur du soufre, rectifie une bonne moitié de la bouteille.
Le Layon de Richard Leroy est porteur de grands plaisirs. Le nez et la bouche sont riches, voluptueux. La matière est soyeuse et l’élevage parfaitement digéré. Aucun soufre à l’horizon. La finale est très pure, aérienne.

(*) Tarif ttc réservé aux ADdcN

© www.tgjp.com - 2005 - Humilité & Respect