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Réunion du vendredi 11 octobre 2002 :
«Cap au 180° pour le TGJP»
Après quelques errements en lointaine banlieue, le Très Grand Jury Parisien est de retour dans ses terres et même carrément chez sa vénérée Présidente Mme Thien. Le programme tient en un mot "sud". Comme elle est la présidente et que c'est chez elle, on rase un peu les murs, on apporte aucune bouteille et on parle bas. Le quitus étant atteint (thien et l'archi, corinne et didier, daniel, jean-françois, ms et bibi), on a convié deux gest stars qui témoignerons pour l'Histoire : un descendant en ligne directe de daniel et le lutin.
Apéro : On attaque à froid sur un Sancerre de François Cotat 2000 Monts Damnés (celui de Chavignol). C'était très droit, très pur, très beau et certainement encore plus beau dans quelques années. Ca commence plutôt très bien. Sur ce, le didier qui a ses heures perdues traîne son épuisette à Trouville avec sa Saab, fait sauter une plâtrée de bouquets avec un soupçon de piment. Il parle pas beaucoup, mais "l'est-doué-en-cuisine". L'archi qui assure le rythme de la soirée (pas avec un tambour, mais un tire-bouchon) nous propose avec style un riesling Grafenreben de Zellenberg 98 de Bott-Geyl. Je n'y connais rien. Ca semble très expressif mais peut-être un peu trop. Là-dessus, avec le jean-françois, on se fait la remarque que thien a du naître en écosse pour considérer que le sud commence à Sancerre où chez les amis du Munster.
Entrée : Gloup gloup, on se jette une petit soupe de lentilles avec des pleurotes et du chorizo. Là, elle gagne direct un miam (au 3ème miam, elle a un big mac gratuit ou elle peut gagner la PT Cruiser). On continue au blanc avec un Anjou Les Saulaies 2000 de Patrick Baudoin. Au nez, didier me souffle qu'on dirait du calva (y'en a aussi...). Le lutin qui lui est allé à l'école fait référence à l'ensemble du verger... Bon, c'est très étonnant. La matière est très dense. Daniel penche pour une surmaturitée. Il y a un peu de sucre résiduel et une certaine acidité. Au final, c'est bien bon. On compare avec un Sancerre de Mellot 1997 Cuvée Edmond. Mais, la puissance et la densité de l'Anjou l'écrabouille. Sur ce, l'archi poursuit son programme révolutionnaire de sape de 10 ans de bonne éducation de l'aîné de Daniel en le conseillant habilement sur comment gagner des territoires, ... etc sur le dernier jeu vidéo qui comme par miracle habite son ordinateur.
Plat principal : Un rôti de porc avec des moules et des coques et des pommes de terre en robe des champs. Là, on passe au rouge. Un minervois Lignon 1998 fait recette.C'est assez chaud, relativement équilibré, bien ouvert, une finale assez pure avec un peu de sucre résiduel. Top sympa. Puis, VDP d'Oc Borie La Vitarelle La Combe 95. Un peu décevant à proximité du Minervois. Asséchant, encore assez tannique. Peu de plaisir, mais jean-françois n'est pas d'accord sans vraiment parvenir à m'expliquer pourquoi. On prend notre second souffle. Faugères Moulin de Ciffre 98. Bien fait mais pas à se taper le c.. par terre (le vocabulaire se dégrade). Puis, Corbières Chandelles 96. Là c'est tellement expressif que ça semble putassier (y'a Sarko qui va verbaliser). Le sud, on y était mais en quelques minutes thien décide de franchir les Pyrénées, avec dans la musette deux Ribera Vina Pedrosa Tinto 1995, et Hacienda Monasterio 1991. Compte-tenu de l'effort et de la distance, on ressert du cochon. le Monasterio est malheuresement out (acide, maigre...). Le Vina Pedrosa ne fait pas très bonne impression (ça me semble une vinification espagnole archaïque mais Victor de la Serna a peut-être une explication).
Fromage : Le lutin a dealé une tomme de brebis plutôt appréciable (un miam pour lui).
Dessert : La roulante des desserts est avancée avec des figues, de la glace à la vanille et du pain d'épices. On attaque un Barsac Accabailles 98 et deux sauternes Lamothe Guignard 1990 et le fameux Guiraud 1997 (le roi des fav chères au monsieur Le-Brun-de-Bébian). Thien - qui découvre le monde du liquoreux - fait remarquer que la glace les "casse" (elle parle ce matin de licencier sans indemnité l'incapable qui a fait le menu). Le Guiraud, selon jean-françois et thien, est salement souffré. C'est vrai qu'à ce stade le nez est la bouche ne sont pas complément francs. Le lamothe est bien mais pas exceptionnel. C'est après une petite incertitude à l'ouverture, l'Accabailles qui s'impose mais mon ignorance complète du sujet ne me permet pas de vous le décrire (mais c'était top bon et un miam pour Mireille Daret). Il était deux heures du mat et l'heure d'aller-rouler-la-viande-dans-le-torchon-avait-sonné. On reviendra.
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