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Réunion du 10 septembre 2004 :
Vins du Roussillon aux MDS
En bonne Amateur Digne de ce Nom, Corinne A. a visité tout l’été les producteurs du Roussillon à la recherche des plus fines bouteilles propres à séduire le palais de ses petits amis, tout en évitant de vider définitivement son PEL. En ce vendredi 10 septembre 2004, c’est l’heure de la révélation aux Mines-de-Sel, ceci au milieu d’un parterre de stars : Franck S., Agnès & Gilles T., Pierre C., Thien T., Didier C., Marie S. & bibi.
Apéritif : purée de pois chiches, caviar d’aubergines et rillettes de canard + VDP de la Vallée de Paradis blanc La Bégou 2003 Maxime Magnon + Côtes du Roussillon blanc la Préceptorie 2003 Les Terres Nouvelles. L’apéritif est généreux et les saveurs plutôt enlevées. Sans désemparer, on s’attaque aux blancs. La cuvée des Terres Nouvelles de la Préceptorie affiche une belle densité, un fruité impeccable et un gras appréciable. Elle est peut être encore un peu trahie par son élevage, mais c’est un joli vin sudiste. La Bégou de Maxime Magnon affiche une vivacité nettement plus appuyée avec une acidité très présente et une matière assez fine. Les avis sont partagés.
Entrée : Cèpes crus & foie gras sur un lit de roquette sauvage et de chips de betteraves jaunes + Collioure blanc Vial Magnères 2002 Le Petit Couscouril + Côtes du Roussillon blanc Sarda-Malet 2001 Terroir Mailloles. L’entrée ravit l’œil et le palais des membres les plus blasés. Le Collioure du domaine Vial Magnères enchante l’assemblée. La matière est élégante, les saveurs fines avec une légère pointe de rancio et la finale très pure. En revanche, le Sarda Mallet dans sa cuvée haut de gamme déçoit nettement. Comme l’écriraient les lettrés toulousains, la matière est presque « huileuse » et les saveurs relativement incertaines.
Plat de résistance : Magrets de canard au chutney de mangue, de gingembre et de coriandre et leurs petits légumes + Collioure Villa Rose 2001 + Côtes du Roussillon Clot de l'Oum 2002 un petit grain d'or un soir de pleine lune et de grand vent + Côtes du Roussillon Sarda-Malet 2001 Terroir Mailloles + Côtes du Roussillon Domaine de Blanes 2001 Hautes Bernes + Côtes du Roussillon Domaine de Blanes 2001 Cami de la Berne + Collioure Domaine du Mas Blanc 2001 Les Junquets. Le coin-coin ne fait plus son intéressant mais le fait bien dans l’assiette. On commence avec le Collioure Villa Rose. C’est dense, assez brûlant en alcool et cela tourne court. Décevant. On passe au Clos de l ‘Oum. C’est beaucoup plus civilisé et même un peu trop. La matière semble belle, avec selon certains, de la syrah, et paraît très nette. Cependant et à ce stade, le vin est un peu fermé et l’élevage domine, limitant notre plaisir. On passe au Sarda Mallet dans sa cuvée haut de gamme. J’indique brillamment qu’il doit s’agir d’un grenache majoritaire. Corinne A. confirme mes propos en soulignant que l’assemblage en prévoit environ 5%… La matière est assez belle mais un poil « poussièreuse ». On note un petit creux en bouche qui tend à se résorber à l’aération. A ce stade, c’est seulement une jolie bouteille. On remplit les verres de la cuvée Hautes Bernes du domaine de Blanes. C’est un vin direct, de pur charme, pas prétentieux. Les saveurs sont chaleureuses, la matière dense mais sans lourdeur. Il « descend » bien. On attaque la version haut de gamme mais là j’ai un trou. Enfin, on se termine avec une cuvée « Les Junquets » du Mas Blanc. C’est une très belle syrah, bénéficiant d’un élevage classieux. La matière est dense, équilibrée et très pure. La finale n’est pas encore très développée. Au final, on trouve tout cela bien fait, bien sympathique, sans lourdeur, mais manquant un peu de race, d’angle, de caractère…
Fromages & dessert : gâteau au chocolat + Banyuls La Rectorie L'Oublée + Banyuls Domaine du Mas Blanc 2003 Rimage + Rivesaltes Domaine Sarda-Malet 2001 La Carbasse. On a décidé de prendre tous les risques avec les VDN en tentant des associations super-audacieuses : fromages « bleus » et gâteau au chocolat… L’Oublée de la Rectorie fédère les amateurs (c’est bien le minimum eu égard à son prix). La matière est profonde, complexe, charmeuse… Le Mas Blanc et le Sarda Mallet jouent chacun dans leur registre avec un nez curieux pour le premier et un caractère assez brûlant pour le second. Nul n’est vraiment transporté.
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