marqueur eStat'Perso Réunion du 9 avril 2005 du TGJP - Merveilles alsaciennes
Réunion du 9 avril 2005 :
Merveilles alsaciennes au TGJP
Gilles m'offre 50 euros par an pour lui planquer ses caisses de primeurs 2003. Est-ce un bon plan ?
Vraiment ! Il a peur que la constitution européenne interdise la détention de vin à domicile !
Y'a pire ! L'article 437 prohibe aussi la détention de cave à cigares. Ils veulent sa mort !
Nan ! C'est juste qu'Agnès convertit un peu trop vite dans sa tête, les bouteilles en miles !
Pour sûr, c'est une mauvaise femme. Elle a fait monter Pierre & Sylvain sur la balance. De là qu'elle impose le régime sec au TGJP ! Faut qu'on vote non !
La semaine avait déjà bien commencé avec la disparition du papiste en chef, spécialiste incontesté du préservatif et de l’IVG. On s’est dit qu’il fallait finir en beauté. Nous voilà réunis samedi 9 avril en notre succursale de la rive droite, avec la ferme intention de poursuivre l’étude des meilleurs crus alsaciens. La bande du XIIème emmenée par Le Bon Président est au grand complet : Odile T., Emmanuel T. et Daniel G. Avec Marie S., on est convié pour immortaliser la Cène et témoigner plus tard.

Starter : petits légumes de la boite magique + Pinot blanc rosenberg Barmès Buecher 2001 (9.15 euros*) + Gewurtztraminer Clos Saint-Landelin Muré 1982. Par respect, on commence par l’ancêtre. D’un ton un peu narquois, Le Pâtissier qualifie le breuvage de « typique ancienne école ». En claire et sans décodeur, c’est plutôt dilué, un rien élégant et surtout assez plat. Marche avant toute vers le crachoir.
On passe au Rosenberg des Barmès Buecher. Y’a bon. La matière est belle, très pure, assez expressive et avec le zeste de sucre résiduel qui signe un bon starter.

Before : brick aux épinards et au fromage de chèvre + Muscat Clos Saint-Imer Grand cru Goldert 2001 Burn (15 euros*). Daniel G. souligne que « Le brick tient parfaitement le cap » puis présente ses humbles excuses. Le Muscat est franchement diabolique. L’expression est explosive, mi-fruitée mi-minérale, mais aussi très charmeuse, grâce à une acidité de bon aloi et une parfaite buvabilité. La bouteille est énergiquement rincée.

Plat de résistance : Volaille au pinot blanc & ses spätzle à la farine complète + Riesling Rosenberg Barmès Buecher 2002 (13 euros*) + Riesling GC Sommerberg L31 Boxler 2002 (15.72 euros*). Dans le XIIème nord, on aime à se distinguer en réalisant les spätzle avec de la farine complète. Un bon point pour le goût mais un carton jaune pour l’œil et la typicité.
Avec les riesling, on accède à des expressions un peu moins démonstratives mais plus classiques. Le Boxler se distingue du Barmès par un caractère plus affirmé en termes de minéralité et d’acidité et une plus grande complexité. Le Barmès est plus dense, plus fruité et plus rond.
Au final, ces Alsaces, assurément achetés à la va-que-je-te-pousse par Le Pâtissier et son assistante qui ne distinguent pas le pressoir de l’égrappoir et qui s’interrogent encore sur la localisation précise d’un village nommé Niedermorschwirr (qui peut les aider ?), plonge la noble assemblée dans une totale félicité. Les accords s’avèrent superbes et les tarifs des plus cléments pour les ADdcN.

1er after : Munster + Gewurtztraminer Rosenberg Barmès Buecher 2002 (12.5 euros*). Le Munster est coulant à point et l’alliance, avec le Gewurtz, bestiale. La merveille est super-aromatique, totalement pure et sans aucune vulgarité.

2ème after : Moelleux au chocolat + Banyuls La Tour Vieille réserva (14 euros*) + Maury vintage Mas Amiel 1996. La maison est sérieuse, le chocolat traité avec les honneurs mais les parts sont très chiches. Le Maury du Mas Amiel affiche un nez très déviant. Son très joli bouchon en liège aggloméré est bien l’auteur du délit. L’idée d’un tel bouchon pour un vintage montre qu’il y a aussi en Roussillon des gros malins.
Le Banyuls de la Tour Vieille fait copain-copain avec le moëlleux. Il s’agit d’un très joli VDN conjuguant un superbe fruité à une sorte de seconde bouche un peu tertiaire (l’effet solera ?). Pour la finale, les avis sont partagés : les plus avisés lui reprochent une finale un peu brûlante, d’autres aux palais plus rustiques louent la douceur !

(*) tarif départ propriété

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