Réunion du 8 décembre 2006 : Une oie farcie, de la purée de butternut, des coings confits et des Châteauneuf-du-Pape 1999 au tgjp
Chut ! Je suis en mission très secrète. Je dois comprendre comment ils affichent toujours complet. Nous avons un sens inné de l'accueil et pas de mauvaises "Marnières". Nous avons chassé tous les marchands du temple : riesling, café, poivre... Un travail de titan !
Nous maîtrisons le secret du grand risotto, transmis par Gianni P., un ami italien qui dirige un gîte gratuit. Nous sommes experts, et c'est peu de le dire, en grenache, en mourvèdre, en syrah, en chenin, en pinot... Notre grand-archi-de-l'univers-à -nous a codifié tout le rite. Y'a plus qu'à suivre les paragraphes !

Une fois l’an, c’est le petit Noël à la vip room du tgjp ! Foin d’une action à l’arrache, ce rituel aussi millimétré qu’ancestral est inscrit dans les statuts secrets de la secte : on met à rôtir une oie et on ouvre six Châteauneuf-du-Pape 1999. Autour de Le Bon Président, s’attablent ainsi dès 20:00, les membres les plus éminents du tgjp : Emmanuel T., Marie S., Daniel G., Didier C., Jean-Luc F., Jean-François D. et votre serviteur.


Douceurs apéritives de Noël : trois foies gras cuits à la fleur de sel, préparés au naturel, au piment d’Espelette & à la figue + GVdCF Dom Pérignon blanc 1996 + Pouilly Fumé La Moynerie 1996 Majorum.

Les accords n’appellent aucune plainte spécifique. De concert, l’ensemble des membres agitent leur Dom Pérignon pour en chasser les bulles. On découvre alors un bien joli vin fin et élégant, marqué de quelques notes d’élevage. Belle réussite marketing ! On se concentre alors sur le Pouilly. Il révèle des notes de sauvignon assez mûr (un peu de confit et de grillé), paradoxalement de la fraîcheur, une jolie profondeur et au final une classe certaine.


Before de Noël : Risotto aux épices de Noël, au lard paysan & au Châteauneuf-du-Pape + CdP Vieux Donjon 1999 (14 euros*)+ CdP Pierre Usseglio 1999 (13 euros*).

Le risotto a bénéficié d’une réduction des plus aromatiques de Clos Saint-Jean 2003 la Combe des Fous et de Bandol Saint-Anne 2000. En termes d’accord, le plat semble dominant. Très ouverts, le Vieux Donjon et le Pierre Usseglio délivrent de grand plaisirs. Le Vieux Donjon semble issu d’un raisin à la maturité plus poussée. Le Pierre Usseglio prime par sa fraîcheur, sa précision et son élégance.


Main course de Noël : Oie rôtie, sa farce aux épices de Noël, ses coings confits & sa purée de butternut + CdP Charvin 1999 (11 euros*) + CdP Ferrand 1999 (11 euros) + CdP Clos des Papes 1999 (21 euros*) + CdP Beaucastel 1999 (29 euros*).

La peau de l’oie est craquante à souhait et la butternut soyeuse. L’accord est somptueux. Le plaisir se perpétue avec le "premier simple" et tourne plutôt à l’avantage de la bouteille de Laurent Charvin. Son naturel, sa pureté, sa fraicheur et sa persistance sont loués par tous. En outre, ce vin semble en tout début de carrière. Le Ferrand est sur un équilibre plus pointu et certains le jugent – sévèrement – un peu incertain en bouche. Force est de constater la progression qualitative de ce domaine avec des 2004 exceptionnels.

On change de court et on profite pour réapprovisionner les convives. Le "second simple" tourne de façon indubitable à l’avantage du Clos des Papes. Ce dernier affiche une très grande classe et présente d’assez fortes similitudes avec la production de Laurent Charvin : fraicheur, équilibre, pureté… Le Beaucastel, sévèrement facturé, déçoit (il avait pourtant reçu bon accueil dans une précédente verticale en 2004). Il semble un peu lourdaud, sans éclat et manque de netteté à ce niveau de la compétition. Le pronostic est réservé.


After de Noël : Vacherin Mont d’Or + Nougat glacé aux fruits confits de Noël + Barsac Climens 1990 + Barsac Fargues 1991.

Le nougat glacé est dégusté en silence. Tout oppose les deux Barsac. Le Climens, carafé 3 heures durant pour tenter d’éloigner un soufre assez envahissant, est comme disent les spécialistes « tout en dentelle », avec une finale plutôt fuyante. Le Fargues est lui tout en muscle avec une matière dense, profonde, persistante mais manquant peut-être un peu d’élégance. La grande majorité des convives avoue ses préférences pour le Maciste de Barsac. La soirée s’achève autour d’un goûteux Bruichladdich 1990 à 59° et de savoureux Ramon Alliones.

(*) tarif départ propriété

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