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Réunion du 8 septembre 2006 :
Cole K., du jarret de veau et des Bandol 1998 (acte 2) |
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| Alors les amis, on se venge des américains en torturant un petit coup Cole ? | Certainement. J'ai avec moi un Madiran, voir un Côte du Marmandais bien vert ! | Ca pourrait lui tuer le ver gratos et lui rendre service. Non, autre chose ! | |||||||||||
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| Damned ! du Dup-Bar et la photo du lutin, dans la même soirée. Merci le tgjp ! | |||||||||||||
| Je proposerais bien un petit Irouléguy, mais Daniel va encore sortir son dossier ! | J'ai mieux. On va se la jouer Abou Ghraïb : du Dup-Bar et au goulot ! | ||||||||||||
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De passage au centre du monde après un premier stop à Tokyo, Cole K. est reçu en ce vendredi 8 septembre 2006, à la VIP room, avec les honneurs dus à son rang. Parmi les nombreuses et alléchantes propositions qui lui ont été présentées, il a décidé de voir jouer l’acte 2 de Bandol 1998 (pour l’acte 1, consultez la réunion du 2 juin 2006), avec des Cotat en ouverture. Le mourvèdre étant un cépage capricieux, les invités sont triés sur le volet : Le Bon Président, Emmanuel T., Daniel G., Cole K. himself, Marie S. et votre serviteur. Starter : Houmous, caviar d’aubergine, pimentos… + Sancerre François Cotat 2000 Culs de Beaujeu & Monts Damnés (10 euros*). On commence par deviser gaiement avec les deux Sancerre. Il s’agit de deux belles expressions du coin, combinant élégance, fraîcheur et pureté. Le Culs de Beaujeu est très droit, un poil crayeux. Le Mont Damnés est un peu plus dense, légèrement dopé par un peu de sucre résiduel. La table se divise. Before : risotto aux cèpes-ramassés-par-mes-gens-dans-mes-bois + Bandol Tempier 1998 Spéciale (17 euros*) + Bandol Tour de Bon 1998 Saint-Férreol (14 euros*). Mes gens sont remerciés par tous, d’avoir courbé l’échine pour cueillir le précieux champignon. Le mourvèdre est un bon compagnon de ce dernier. Le Tempier affiche un bel équilibre (fraicheur / densité / alcool), un fruit impeccable, une belle finale, mais il peut encore progresser. Le Saint-Férreol est sensiblement moins convaincant. Tout n’est pas en place. L’alcool domine et la matière semble assez encombrante. Sans doute, à revoir dans quelques années. Pour éviter à mes petits camarades de mourir idiots, je me saisis du spécial vin du Point et commence une lecture de morceaux choisis. Au chapitre consacré à Châteauneuf-du-Pape, on apprend qu’on peut réaliser « en trois mois, le travail de 5 ans » et que certains « favorisent le retour en grâce » du grenache. Un deus-ex-machina y est-il à l’œuvre ? Un peu avant, dans le chapitre sur les cours de dégustation, on constate au vu des photos que manifestement certains n’ont pas l’usage du crachoir (p.164). Daniel G. découpe derechef la photo, afin de l’accrocher sur son frigo à vin et effrayer les enfants chapardeurs. Main course : jarret de veau aux zestes d’agrumes et sa purée de potimarron + Bandol Lafran-Veyrolles 1998 Longue Garde (14 euros*) + Bandol Jean-Pierre Gaussens 1998 Longue Garde (14 euros*) + Bandol Dupéré Barrera 1998 India. Le trio jarret / zestes d’agrumes / Bandol fait bon ménage. Comme en juin, le Lafran-Veyrolles est superbe. La matière est dense mais équilibrée, les saveurs très nettes et la finale commence à se développer. Il s’agit sans aucun doute de la plus belle bouteille de la soirée. Le Gaussens est encore assez fermé, la bouteille étant handicapée en outre par un bouchon certainement défectueux. After : stilton + Porto Fonseca 1985 + tarte aux mirabelles Coteaux du Layon Richard Leroy 2001 Faye d’Anjou. L’accord stilton / porto a été bien sécurisé. Malgré un très récent trois quart de tour du monde en soute, la bouteille est prodigieuse. Le fruit est exceptionnel, la matière très droite et l’alcool pas trop brûlant. Près de 20 ans après la mise, elle est encore dans son tout premier âge. Merci à son donateur ! La tarte aux mirabelles assure une douce fin de repas. Malheureusement, la matière du Layon de Richard Leroy semble avoir été un peu endommagé par un bouchon indélicat. Enfin l’heure du cigare ayant sonné, l’absence, de Gilles T., assimilée à une quasi-désertion, se ressent douloureusement ! (*) tarif départ propriété © www.tgjp.com - 2006 - Humilité & Respect |
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