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En ce vendredi 7 septembre 2007, c’est la rentrée au tgjp. Cole K. arrive just in time de Tokyo. On décide de marquer le coup. On pose sur la table les vins des plus brillants et des plus prometteurs vignerons du Languedoc-Roussillon, ramenés en juin dernier directement des domaines, et on réunit les plus fins nez de la secte : Le Bon Président, jean-luc F., daniel G., olivier M., cole K., marie S., emmanuel T. et votre serviteur (pierre-alain B.).
Apéritif : gougères au Comté et aux olives + Chablis De Moor 2005 Bel-Air (12 euros*) + Riesling Sipp 2005 Osterberg + Côtes du Roussillon Padié 2005 Milouise (12 euros*).
La gougère maison enregistre, dans le silence, un succès certain. On verse le Chablis. Bouchonné, il finit directos à l’évier. On passe au blanc de Jean-Philippe Padié. Il est frais et assez tendu. On peut lui reprocher un léger manque de maturité (c’est l’école de Calce !) et finalement de charme. On clôt le débat avec le Riesling. En l’absence de référence, je lui trouve un caractère gentiment aromatique, une certaine profondeur et une réelle pureté.
Before : risotto aux petits pois et au lard + VdP Vallée du Paradis blanc Maxime Magnon 2005 La Bégou (11 euros*) + Côtes du Roussillon blanc Clos du Rouge Gorge 2005.
L’accord n’appelle aucune critique. Le Magnon est top tendu, top rafresh et top pur. Du pur plaisir ! C’est difficile de croire qu’il est produit à moins de 50 km à vol d’oiseau de la frontière espagnole. Le Clos du Rouge Gorge, de Cyril Fahl, semble plus aromatique (le maccabeu ?). Il est plus dense, plus gras mais aussi plus boisé. C’est un autre style. Plus en largeur.
Main course : estouffade d’agneau aux olives & sa purée à l’huile d’olives + Côtes du Roussillon Clos du Rouge Gorge 2005 (24 euros*) + Minervois Jean-Baptiste Senat 2006 Ornicar (11 euros*)+ Côtes du Roussillon Padié 2004 Ciel Liquide + Corbières Maxime Magnon 2OO6 Campagnès (14 euros*).
L’estouffade d’agneau est un parfait compagnon des rouges. On démarre avec le Rouge Gorge dans sa version haut de gamme. Le vin est assez dense, apparemment en tout début de vie. L’élevage n’est pas encore complètement digéré. La table se scinde en deux à son sujet. On attaque l’Ornicar de Jean-Baptiste Senat. Le fruit est impeccable, la bouche fraiche et très gouleyante. Ca descend tout seul. Et avec grand plaisir ! On peut juste reprocher à cette version 2006, un léger manque de tension (maturité un poil poussée ?).
Deuxième service d’agneau. On verse la cuvée haut de gamme de Jean-Philippe Padié. A ce stade, elle est encore assez fermée. Mais, on décèle quand même une matière bien tendue et des saveurs assez complexes. A attendre ? On termine avec la cuvée haut de gamme de Maxime Magnon. C’est miam-miam. Du fruit, de la fraicheur, de la tension et une très belle longueur. Le tout, avec un élevage parfaitement digéré.
Au final, ces vins des nouveaux bons faiseurs du Languedoc-Roussillon ont comme principaux points communs de la fraicheur, de l’équilibre, de la présence et de jolies saveurs de Méditerranée (pas de syrah !). Surtout, ils ont mis de la joie sur tous les visages et constitué de très coopératifs compagnons de table !
After : Plateau de bleus + Tarte sablée aux quetsches + Porto Fonseca 1970.
L’accord quetsches / Porto remporte tous les suffrages. Le Fonseca est parfaitement fondu et assez pur. Les saveurs sont délicieusement complexes. Seul un alcool un peu brûlant gâche un soupçon le tableau.
(*) tarif départ propriété
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