Réunion du mercredi 7 mai 2003 :
Du bon et du mauvais Bandol au TGJP
Le Vrai Président a son air des mauvais jours...
Laurent L. trouve les portions chiches...
Un vrai pro goûte vraiment le D-P...
Un vrai pro a toujours deux verres...
On a fait un assez bon score...
Après les p’tits bordeaux qui piquent de la semaine précédente, on décide d’attaquer du vrai rouge, du pour les vrais hommes qui ont du poil sous les bras et même sur les épaules. Droit sur Bandol. Tout les caciques sont là Le Vrai Président (Pierre C.), Laurent L. le n°2, Marie S., Sylvain M. le président-déchu, Radu. D. le caviste officiel du TGJP et vo’t serviteur.

Apéro : Tartinettes au speck & à la coppa, andouille de Guéméné… etc… + Vouvray Huet 2001 Le Mont + Montlouis Chidaine 1999 Les Choisilles. Le Huet est bouchonné et termine à l’évier. Le Chidaine déçoit et de façon un peu inhabituelle. Il apparaît à la tablée plutôt plat, assez court et ayant vieilli peut être rapidement, et pour une fois les avis sont unanimes.

Primi piatti : Risotto au brocoli et au citron + Bandol blanc Pibarnon 2001. L’association est très bonne. Le Pibarnon offre un grand plaisir tout en équilibre avec un jolie fruité, du gras mais pas trop et un peu d’acidité. Il est en outre très pur et prêt à boire. Dring, dring, c’est Daniel G. au téléphone. Il sait que son retard va lui valoir des coups de bâton et une lourde amende. Il invente alors qu’il est encore à son séminaire de langue. Il apprend le patois alsacien et nous demande si on a une carte de la région d’Epfig. Mais où va t’il chercher tout ça ?

Secondi piatti : épaule d’agneau aux épices + Bandol Pibarnon 1996 + Vannières 1996 + Pradeaux 1982 + Tempier 1982 La Tourtine + Dupéré-Baréra 1998 India+ Lafran-Veyrolles 1995 Longue Garde.
On ouvre les hostilités avec les deux 1996. Le Pibarnon est assez fondu, assez rond – et pour certain trop. Il ne manque pas de charme. Le Vannières propose plus de fraîcheur mais il paraît dur et assez astringent, en clair décevant.
Le Pradeaux 1982 (version Savour Club donc filtrée) est superbe. Il ne fait pas son âge. Il est puissant, profond et terriblement persistant (20’ selon no’t-radu). Le Tempier a d’abord semblé bouchonné. Après une bonne aération dans les verres, c’est un superbe vin avec un charme ravageur qu’un certain manque de netteté n’handicape pas. On a bien affaire à des vins rares dans le paysage français, propres à exprimer toutes les qualités du mourvèdre et à baliser par le haut la typicité d’une appellation.
On poursuit avec le Dupéré Barréra 1998 (grande année). L’héritage est un peu lourd après les deux 82. Là, l’ambiance devient curieuse. Y’a même un membre éminent du TGJP qui refuse de goûter, c’est pourtant du vin pas de la mort-aux-rats. La table se scinde en deux courants. Une petite moitié le trouve à son goût mais est bien incapable d’expliquer pourquoi… L’autre courant – dont j’ai pris la tête (à tout les sens du terme ?) – le juge un poil dilué pour un Bandol en grand millésime et plutôt moins avenant que le Pibarnon 1996 (petite année), ce que la jeunesse de la bouteille peut peut-être expliquer.
Enfin, on s’achève avec le Lafran-Veyrolles. Il est qualifié de végétal par certains. Je le trouve surtout encore très fermé mais le doute est bien là.

Fromj’ & dolce : gratin de rhubarbe et de mangue + Sauternes Rieussec 1989. C’est à nouveau le duel. Les Loireux sont un peu déçus. Ca manque de quelque chose mais comme ce sont des « manuels », les mots leur manquent à nouveau. Avec mon courant-à-moi-personnellement, on apprécie l’équilibre matière/sucre. Sur ce whisky, kirsch, cigares…

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