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Réunion du vendredi 4 avril 2003 :
«Couscous-boulettes au TGJP»
Cela faisait bien 6 mois qu’à chaque dîner, Corinne A. y allait de son petit refrain : «J’vais vous préparer un couscous-boulettes, vous verrez ce sera chouette…». Miracle en ce vendredi 4 avril 2003 (jour de la sainte boulette, j’imagine, Corinne étant très pieuse), nous voilà réunit avec le TGJP au grand complet (excepté le n°2), les évadés(es) des mines-de-sel, l'archi, le neveu à-sa-tata-thien, Gilles T. et m’dame et une nouvelle amie du président-déchu (on va tout savoir…).
Apéro : amandes trempées dans l’eau (mouais…) et pois chiches séchés + Mâcon Les héritiers du Comte Lafon 2000 + Coteaux du Languedoc Bébian 2000 + Chinon Domaine Bernard Baudry 2001. Le Macon est apprécié par quelques « loireux ». Amha, il est sympathique : franc et loyal mais sans plus. Le Bébian est fort intéressant avec une matière dense mais sans lourdeur, du gras, de la pureté, du floral, de belles saveurs (c’est pas compliqué, à l’exact opposé des mails du propriétaire). A ce stade, le chinon est assez décevant avec une matière très diluée. Dans le fond de la pièce, Sylvain M., notre président-déchu, commence ses manœuvres d’encerclement autour de sa nouvelle victime…
Plat principal : couscous avec purée d’aubergines, pois chiches à la courgette, boulettes viande/légumes, purée de poivrons, viande confite aux épices et aux oignons… en clair du très sérieux. Pour les associations, évidemment cela n’a pas été simple…
Saint Chinian 1998 Domaine Rimbert le Mas au schiste : saveurs de mûre appréciables, bel équilibre.
Faugères Barral 1998 tradition + Cuvée Jadis : Dense, puissant, avec un très beau fruit. Si le Jadis est plus complexe, plus précis et plus persistant, le tradition est plein de charme. En bout de table, Sylvain M. fait le paon et n’en finit plus d’exposer à force voix à sa charmante voisine ses exploits dans les différents vignobles français (comment il a appris à F6B à doser son mousseux, comment il a appris à Patrick Baudouin qu’avec la pourriture noble on pouvait faire du liquoreux…). L’archi et le neveu comprennent qu’ils dérangent. Ils connaissent bien son baratin, ne font pas le poids et filent se coucher.
Corbières La Voulte-Gasparets 1998 Cuvée Romain Pauc : Là y’a bataille. Je fais partie des «contre». Le vin affiche un bel équilibre, une certaine pureté mais ses saveurs me paraissent un peu grossières…
Coteaux du Languedoc Domaine Clavel 1998 Copa Santa : Le vin est très prometteur mais n’a pas encore absorbé son boisé (astringence appuyée en finale).
Bandol Lafran-Veyrolles 1998 : Belle bouteille, un peu en difficulté dans le festival de saveurs du Languedoc et de la table. Matière assez équilibrée, beaucoup de charme et un certain classicisme (les cuvées Longue garde sont encore plus intéressantes).
Pic Saint-Loup Morties 1998 Que sera sera : Délicieuse, comme d’habitude. Une expression très moderne et puissante de syrah (boisé un peu appuyé) avec un sublime fruité et une grande pureté.
Les Baux de Provence Mas Sainte Berthe 1998 Cuvée Louis David : pas goûtée.
Côtes de Provence Cru Classé Domaine de La Croix Mourvèdre 1994 : dur, pas bon.
Fromj’ et dessert : pas de fromj (on se moque vraiment du client chez les évadées), glace à la vanille spéciale, quatre-quart léger & pâte de coing (sublimissime) + Pacherenc du Vic Bilh Château Viella 2001. Un p’tit sucre pas désagréable mais à des années lumière de la consommation habituelle du TGJP. Côté bout de table, le Sylvain M. plante ses banderilles et emballe sec… Son amie lui lance des regards prometteurs et lui promet de lui faire un p’tit Shangaï (si il y a des connaisseurs qu’ils nous expliquent ou nous fassent un dessin… nous on n’a pas encore compris).
On est sur le point de lever le camp mais Sylvain M., qui a décidément ce soir l’oeil à tout, repère deux bouteilles oubliées : Côtes de Provence en Caractère Dupéré Barrera 1999 + Costières de Nîmes Dupéré Barrera 2000. On les ouvre derechef. On dégotte un volontaire pour nous commenter le breuvage, mais après absorption de la pâte de coing, l’association paraît logiquement délicate.
Comme on ne reste pas pour la vaisselle, on ne nous offre pas de doggy-bag… Des rats, ces évadées.
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