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Réunion du 2 juin 2006 : Joues de porc en civet
& Bandol 1998 au tgjp (acte 1) |
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| Préparez-vous les amis ! Le 4 septembre, j'ouvre mon nouvel établissement ! | Super date mon pierrot ! C'est un jour où la lune est ronde ! | Y'aura du foie gras avec des truffes grandes comme ça et même plus ! | ||||||||||||
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| Bien sûr ! Et pendant qu'on y est aussi un gogo goûteur de gros cigares ! | ||||||||||||||
| Nom de dieu ! Je vois déjà plein de petits hommes qui partent vers ton restaurant ! | Avec tout ce gras, ce serait mieux qu'un cardio soit présent à l'inauguration... | |||||||||||||
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Après les douceurs de lou païs de la semaine derrière, on décide de tenir toujours bien haut le flambeau des vraies valeurs du tgjp, en exhumant de la cave bien fraîche quelques gros magnums de Bandol du précieux millésime 1998. Les pros du mourvèdre, aussi humbles que respectueux, sont convoqués et tapissent la VIP room à l’heure dite : Le Bon Président de retour, Pierre C., Gilles T., Olivier M., Jean-Luc F., Daniel G., Marie S. et votre serviteur (Pierre-Alain B.). Fait-la-bouche : canapés au tarama, galettes à l’houmous & languettes de melons + Palette Simone 1998 (18 euros*) + Palette Simone 1999 (23 euros*). On ouvre les hostilités avec les deux Simone. Les nez sont assez expressifs sur la noisette et le grillé. Les bouches trahissent encore des notes assez présences d’élevage. Après moult analyses et à ce stade d’évolution, un consensus se dégage : 1998 dépasse nettement 1999, par sa largeur en bouche, sa richesse et sa persistance. Le style « blanc du sud », même relativement classieux comme en l’espèce, est toujours sévèrement évalué par les membres du tgjp et le positionnement prix du Château Simone n’appelle pas la clémence. Avec un air légèrement vindicatif mais très expert, Le Bon Président précise que concernant l’acidité, on bonifierait ces vins à les couper avec des Jurançon. Before : risotto au romarin, à la pancetta et au pécorino + Bandol magnum Pibarnon 1998 (38 euros*) + Bandol Vannières 1998 (18 euros*). Le risotto est un peu sans flamme mais fait ami-ami avec les Bandol. On se met les papilles en place avec le Vannières. Il dégage de puissantes effluves de chêne. La matière est plutôt cacaotée, le sucre résiduel présent. La finale est chaude et affiche une forte remontée d’acidité. Nul ne l’aurait placé à Bandol. C’est décevant. On verse le Pibarnon. Le vin est en tout début de carrière. Un convive, décidé à faire son intéressant au milieu de ce parterre de spécialistes du mourvèdre reconnus mondialement, précise que la version 75 cl qu’il a ouverte récemment était sensiblement plus évoluée. Tout un chacun convient qu’à l’instar d’un 2001 bu il y a plusieurs mois, ce Pibarnon est un joli vin bien fait, mais sans plus. La matière est fraîche, relativement nette, la bouche lisse sans aspérités, mais ni vraiment dense, ni vraiment élégante, ni vraiment charmeuse, ni vraiment persistante... A ce stade, il faut être très imaginatif pour retrouver les gènes du supposé « leader » de l’appellation ! Pierre C. est plein d’humilité & de respect. Il affirme avoir produit ses « best efforts » pour recouvrir sa créance de 1000 euros auprès du caviste alcoolique, mais en vain. Tout un chacun compatit et Le Bon Président lui confirme sa réintégration au titre de body-guard (« the body » tout court pour les intimes). Un nez qui flaire, un cœur qui bat, une décision qui tombe, c’est ça Le Bon Président (cf. Podium). Main course : Joues de porc en civet et purée de pommes de terre aux olives + Bandol magnum Tempier 1998 La Migoua (42 euros*) + Bandol magnum Lafran-Veyrolles 1998 Longue garde (30 euros*). L’accord entre les joues de porc en civet et le Bandol est très réjouissant (seule l’olive est un peu agressive). On commence par la cuvée La Migoua. Des trois top cuvées produites par le domaine, c’est celle qui comprend la plus « faible » proportion de mourvèdre. Le nez navigue sans ostentation, entre les épices et l’écurie. La bouche assez ouverte, est plutôt sauvage, puissante mais bien équilibrée. La finale est soutenue et le plaisir ne nous est pas compté. On a enfin affaire à un Bandol, « vrai de vrai », avec des poils sur les épaules, comme aurait dit gracieusement le GADU. Par deux fois, on ressert à la volée des joues (vu le nombre, y’a eu du vilain à l’abattoir !). On s’achève avec la cuvée Longue Garde de Lafran-Veyrolles. Quasi-pur mourvèdre, on monte encore d’un cran en comparaison du Tempier. La bouche est droite, puissante, dense mais fraîche. On est encore bien à Bandol. Les saveurs sont pleines de charmes et le niveau du magnum descend à un rythme assez effréné. C’est à ce stade, la bouteille la plus prometteuse. Au final, tant le plaisir délivré par ses deux Bandol que leur forte identité commandent d’investir une énergie certaine dans la recherche des pépites du très beau millésime 2004 - très prochainement commercialisé - et de rester à l’orchestre pour observer la nième tragi-comédie des primeurs bordelais 2005. After : plateau de fromages de chèvres & gâteau au chocolat & sa crème anglaise + Porto Sagrado 1988 vintage + Porto Fonseca 1985 vintage. Face à la jolie sélection de chèvres habilement affinés, les Bandol baissent les bras. On sert ensuite le dessert, plutôt classieux au demeurant, et on rempli les verres du Fonseca 85, le Sagrado qui empeste l’acétone étant autoritairement orienté vers l’évier. Le Fonseca enregistre un succès certain avec un fruité assez pur, de belles notes d’évolution, un bel équilibre et devient le parfait compagnon des cigares. (*) tarif départ propriété © www.tgjp.com - 2006 - Humilité & Respect |
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