Réunion du vendredi 1er décembre 2002 :
«Arrosage dans l'Humilité & le Respect au TGJP»
Dès samedi soir, soit juste une semaine après le pronunciamiento d'Epinay, Le Président - Sylvain M. - a réuni le Comité Central du Très Grand Jury Parisien autour d'une ligne politique univoque, "C'est moi le chef". Préalablement et alors que l'ensemble des délégués étaient encore sobres, Il a désigné autocratiquement Pierre C., Responsable de la Sécurité et de l'Heure (Floriane va lui tailler un bel uniforme... quand elle aura fini la tarte), et Daniel G., qui se tenait bien droit en entendant son nom prononcé, Contrôleur Général du Respect et de l'Humilité (y'a intérêt à marcher droit avec ces deux zig aux manettes...). Avec ms, on attend toujours de "Il" quelque chose mais notre espoir d'anoblissement diminue, les procédures de nominations ne paraissant pas complètement transparentes.
Apéritif : pain aux noix/rillettes d'oie & Andouilles de Guéméné + Sancerre blanc Vacheron 2000 + Sancerre Pascal* Cotat 2001 La Grande Côte Le Cotat s'est vraiment un vin d'exception. Pureté absolue, saveurs très fines et acidité un peu mordante à ce stade. Le Vacheron est moins surprenant, un peu plus riche et plus expressif mais moins pur en finale.
(*) C'est le Cotat de Sancerre-même.
Primi piatti : Risotto au speck et au mascarpone + Anjou blanc R Leroy 2000 Les Noëls de Montbenault. M'ouais. Très beau nez, une belle matière assez dense mais peu de saveurs et de longueur.
Secondi piatti : Rôti de boeuf et son gratin de cardon à la moelle + Côte Rôtie Gallet 1995 + Côte Rôtie Jasmin 1997. Le Jasmin présentait un certain charme, un bon équilibre mais un manque certain de profondeur, doublé d'une relative amertume (pas d'égrappage ?). Le Gallet était nettement plus profond avec des saveurs de cr très appréciables et une finale impeccable. Une très belle bouteille. Pour le gratin de cardon, Le Président a fait montre d'une immense mansuétude... Trois Pic Saint-Loup Lancyre 1995-96-97 ont été présentés au comité. Après les Côtes Rôties, c'était forcément un peu le "Chemin des Dames". Le 95 était dilué, le 96 bof et seul le 97 présentait un caractère assez avenant. Daniel s'est un peu raidi et a signalé qu'il détectait des saveurs du Languedoc. Il est fortiche notre Contrôleur...
Fromage : Sur ce, le Responsable de la Sécurité et de l'Heure est partie dans une explication embrouillé d'où il ressortait de façon indubitable qu'il avait laissé le sac dans son frigo dans le neuf-trois.
Dessert : Tarte à la courge du Potager du Roy + Anjou Mosse 2000 Les bonnes blanches + Monbazillac Clos Fontindoule de G. Cros 1978 + Sauternes De Fargues 1988. L'Anjou était un sec...Le Président a jeté un regard noir à daniel qui s'est encore raidi et il a transmis à Pierre une instruction secrète... (p'ov daniel, le jour même de sa nomination...). Le Monbazillac était intéressant : le chai ou les vignes se trouvent en finale de Mérignac. Il "poquait" le kérosène et ce matin c'était encore pire. Le De Fargues a permis de sauver la face devant Le Président : délicieux, complexe, même si le 91 semble à ce stade plus complet (mais le rédacteur n'y connais rien). Pousse-café : La tension étant à son comble, le chef de la sécurité a proposé le verre de l'amitié avec un champagne millésimé de 1986. Daniel a repoussé la proposition en invoquant l'heure tardive et sa nécessaire présence aux matines. Sa foi en a éprouvé plus d'un. Le Président a signalé fermement qu'il avait assez bu. Incrédules, on lui a fait répéter trois fois. Quand à moi, j'ai fait remarqué que la France avait de forte chance de l'emporter en Coupe Davis et que la dite bouteille serait alors bien utile à son propriétaire. Tous ont acquiescé devant tant de sagesse...
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