Réunions du TGJP - Très Grand Jury Parisien
Réunion du 1er février 2008 : pot au feu de cochon aux légumes oubliés
& Châteauneuf-du-Pape 2001 au tgjp
J'ai appris par un mail anonyme qu'il resterait encore un affidé du Président Sarkozy au sein même du tgjp. Ca fait désordre !
Appelons à la dénonciation ! Pour ma part, je n'ai pas besoin de connaitre Sylvain M., pour être convaincu qu'il est coupable.
Bonne idée ! Le 15 février, on lui promet une soupe. On le rafle et on le soumet à un test adn. C'est imparable !
On avance bien. Mais avec un seul sarkozyste, on ne fait pas le quota. Purgeons aussi un besancenotiste, personne ne s'en plaindra !
Pour le besancenotiste, j'ai ma petite idée. Pas de soupe pour la rafle. On l'appâte directos au Bourgogne 2001 !
Ce que j'aime au tgjp, c'est qu'on ne fait pas vaines promesses. De l'action et des résultats !

Au plus fort de la saison froide, il est décidé d’apprêter en toute simplicité un pot au feu de cochon aux légumes oubliés. Pour délier aimablement les langues, une sélection drastique de vins d’Anjou 2005 et de Châteauneuf-du-Pape 2001 est effectuée. A 20 :00 précise, la vip room affiche complet avec dans l’ordre protocolaire : Le Bon Président, Marie S., Bénédicte V., Daniel G., Jean-François D., Antoine A.; Didier C. et votre serviteur (Pierre-Alain B.).


Apéritif : douceurs levantines + Anjou Bablut 2005 + Anjou Przezdziecki 2005 Un bout de Chenin + Anjou Chaffardon 2005 Isidore

L’accord levant/Anjou est apprécié. Après quelques fines blagues relatives au Scrabble, on attaque avec le PZ. C’est un joli vin assez pur, assez tendu, bien équilibré et doté de franches saveurs de chenin. Le Bablut dans une cuvée haut de gamme se veut plus pur et plus précis. Les vrais amateurs de chenin louent le naturel du PZ, d’autres aux tempéraments bling-bling sont séduits par le caractère plus brillants du Bablut.

On clôt les opérations avec le Chaffardon. Le nez et la bouche sont marqués par une oxydation, bien peu classieuse. On espère être tombé sur la mauvaise bouteille. Daniel G., qui voyage surtout en RER, demande à Jean-François D. si c’est sympathique de visiter la cité troglodyte de Pétra.


Before : risotto aux petits pois et au lard + CdP Pierre Usseglio 2001 (14 euros*) + CdP Ferrand 2001 (13 euros*)

Le grenache fait bon ménage avec les petits pois. Le Ferrand est très bien accueilli. La bouche est aussi savoureuse que fraîche, l’alcool (et la sucrosité) plutôt discret. La finale est impeccable. Le Pierre Usseglio se place un peu en retrait : moins précis, un peu plus chaud, plus chocolaté. Daniel G., qui se sait maladroit, demande à Jean-François D. si les montres Patek Philippe sont solides.


Main course : pot au feu de cochon – jarret, échine, travers et poitrine aux légumes oubliés relevés au gingembre + CdP Pégau 2001 (27 euros*) + CdP Marcoux 2001 (22 euros*) + CdP Beaucastel 2001 (33 euros*) + CdP Charvin 2001 (17 euros*)

Le service du pot au feu s’effectue dans un silence quasi-religieux et éclipserait presque les vins. On démarre au Pégau. Il fait une très bonne impression conjuguant de la puissance, un très grand naturel et surtout un bel équilibre (qu’on ne lui attend pas !). En retour, le Marcoux affiche de superbes saveurs de grenache, mais pèche un soupçon par un relatif manque de fraîcheur.

A la demande générale, on recharge les assiettes. Le Charvin est sans surprise la bouteille de la soirée. L’archétype du très beau Châteauneuf : équilibré, pur, précis et persistant à souhait. Le Beaucastel se place un cran en dessous avec une bouche un peu dissociée et légèrement alcooleuse. Daniel G., qui n’a même pas de portable, demande à Jean-François D. si le Saint Père cause aussi en sms.

Au final et au-delà de nécessaires critiques, ses six bouteilles délivrent des plaisirs rares et s’avèrent très disponibles. Surtout, elles révèlent un millésime d’équilibre, donc des plus séduisants.


After : tarte aux poires à la façon des demoiselles Tatin + Coteaux de l’Aubance Bablut 1997

La tarte - délicieuse - ne fait pas dix minutes. Le Bablut, plutôt ½ sec que moelleux, est loué pour sa pureté, sa fraîcheur et son élégance. Daniel G., qui aime la grande musique, demande à Jean-François D. s’il pense que Michel Sardou viendra aussi à son anniversaire, sinon il entend se rabattre sur Serge Cardu.

(*) Tarif départ propriété

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